Afrique subsaharienne : 26 millions de personnes atteintes du Vih/Sida

L’accès aux médicaments a progressé en Afrique, mais les experts de l’ONU jugent ces améliorations insuffisantes. Une réunion des Nations unies qui s’est tenue ce mercredi 8 juin à New York pour faire le bilan sur la lutte contre le Sida. L’ONU espère pouvoir venir à bout de l’épidémie d’ici à 2030. Vingt-six millions (26) de personnes sont atteintes du VIH en Afrique subsaharienne.



 
Le virus fait moins de morts et moins de nouveaux cas sont enregistrés. En cinq ans, le nombre de nouvelles personnes infectées a diminué de près de 15 % dans l’est et le sud de l’Afrique, et de 8 % dans les régions de l’ouest et du centre.
 
Si la progression du virus est plus faible, c’est d’abord parce que les femmes enceintes contaminées sont mieux prises en charge. L’Afrique du Sud est celle qui accomplit les meilleurs progrès en la matière. Toutes les femmes enceintes infectées y reçoivent un traitement antirétroviral, ce qui entraîne une forte diminution de la transmission du VIH de la mère à l’enfant.
 
L’accès aux médicaments a lui aussi progressé pour l’ensemble de la population. Mais ce n’est pas suffisant, insistent les experts de l’ONU. « L’épidémie continue à se propager de manière disproportionnée en Afrique », soulignent-ils.
 
En Afrique australe et centrale, moins de trois personnes sur dix contaminées par le virus ont accès aux antirétroviraux. Et quand elles y ont accès, c’est souvent sur le tard. Cette prise en charge tardive se répercute autant sur la personne infectée que sur la communauté. Car le traitement diminue aussi la capacité de transmission du virus.

Au Sénégal, les personnes porteuses  traitées  dès le dépistage

Le Sénégal s’est fixé pour objectif avant la fin de l’année 2017 de traiter les personnes porteuses du VIH-Sida dès leur dépistage. Pour le moment, les Sénégalais n’accèdent aux antirétroviraux qu’en dessous d’une certaine charge virale. Pour respecter les recommandations de l’Onusida, les autorités se sont engagées à fournir des antirétroviraux dès le diagnostic. Mais, pour le moment, il n’y a que dans le sud du pays, où la prévalence est la plus élevée, que cette règle commence à être appliquée.
 
Mieux vaut accompagner la personne lorsqu’elle se sent forte. Mais si on attend jusqu’à ce qu’elle devienne faible, on lui offre peu de chances de survivre à cette maladie.

Khadim FALL

Jeudi 9 Juin 2016 - 09:52



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