Aïda Ndiongue réplique au Procureur de la République : "Je n'ai aucun franc dans aucun compte"

La détenue depuis le 17 décembre dernier dans le cadre du dossier du plan Jaxaay réplique au Procureur de la République, Serigne Bassirou Gueye. « Tout ce qu’il a dit lors de sa conférence de presse n’est pas conforme à la vérité » crie Aïda Ndiongue qui ne manque pas de lui préciser : « J’ai eu mon premier milliard en 1993 avant la dévaluation ». Même si, pour l’heure, elle « n’a pas un seul euro ou dollar dans un coffre ». En ce qui concerne les bijoux, la responsable libérale ironise : « Même la femme du sultan de Brunei n’a pas autant de bijoux ». Aïda Ndiongue a tenu ses propos devant ses amis, parents, frères de parti et sympathisants qui lui ont rendus visite à la prison du Camp pénal, hier. Elle cite Abdoul Mbaye dans ses explications.



En attendant la sortie de ses avocats ce lundi après-midi, Aïda Ndiongue donne sa version des faits après la sortie du Procureur de la République qui parle de pas moins de 47, 675 milliards découverts dans les comptes bancaires de la responsable du Parti Démocratique Sénégalais (PDS). Elle explique que tous ces comptes ne sont logés dans la seule banque de la CBAO-Attijari. « Quand l’ancien premier ministre, Abdoul Mbaye a créé la Banque Sénégalo-Tunisienne, il m’a démarchée et j’ai ouvert un compte dans son institution mais c’est devenu la même banque après l’achat de la banque par Attijariwafa bank ». Le premier compte qu’elle a eu dans cette institution remonte à 1973 jure Aïda Ndiongue alors jeune institutrice d’une vingtaine d’années qui souligne que c’est en 1983, qu’elle a ouvert le compte de sa société « Keur Marame Bercy ».


Depuis lors, elle a travaillé avec presque tous les ministères du pays aussi bien dans les produits phytosanitaires que le nettoiement mais l’un de ses plus juteux marchés, elle l’a gagné à l’époque avec la mairie de Dakar. Ce, avant « de gagner son premier milliard en 1993 donc 7 ans avant l’arrivée de Wade au pouvoir et un an avant la dévaluation du F CFA ». Ses affaires commençant à prospérer, la détenue dit avoir rejoint le cercle restreint des constructeurs de route. C’est ainsi qu’elle a remporté la entres autres marchés, celui de la route allant de l’avenue Cheikh Anta Diop à Ouakam. Aïda Ndiongue qui prend à témoin des constructeurs comme Bara Tall et Alioune Sow, assène que c’est ce même président Sall alors premier ministre sous Wade qui l’a mis en rapport avec Salif BA, ministre de l’Habitat en charge aussi du Programme de Construction et Réhabilitation du Patrimoine bâti de l’Etat (PCRPE) pour remporter un important marché.


A propos des bijoux d’une valeur de près de 15 milliards découverts dans ses coffres, selon le journal « l’as », l’ancienne mairesse des HLM  qui manque de s’étrangler, assène à ses visiteurs qu’ « il n’y rien de plus inexact. Même la femme du Sultan de Brunei n’a pas des bijoux d’une telle valeur. Ces gens-là ont-ils une idée de ce que cela signifie. Des bijoux d’une valeur de 15 milliards ne peuvent pas contenir dans des coffres à la banque. C’est impossible. J’ai cru rêver en attendant cela. C’est vrai que j’ai des bijoux à la banque mais c’est très loin de ce compte », sert-elle en riant sous cap sur les 47,675 milliards de F CFA dévoilés par le Procureur de la République.


« Le montant cumulé de mes avoirs depuis l’ouverture de mes comptes est très loin de faire 47,675 milliards. Je reconnais que j’ai de l’argent mais pas autant. Je jure sur ce que j'ai de plus cher que je n'ai gardé aucun franc dans aucun compte. Ce n'est pas conforme à la vérité. Les gens qui détiennent des coffres doivent aller vérifier si les coffres dont le Procureur parle ne leur appartiennent pas », lâche Aïda Ndiongue. 


Lundi 20 Janvier 2014 - 10:51



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