Airbus A330 d'Air France : des restes d'avion retrouvés en mer

L'avion qui assurait la liaison Rio-Paris a disparu lundi matin avec 228 personnes à bord, dont 72 Français. Air France estime que l'hypothèse la plus probable est que l'Airbus A330-200 a été foudroyé, provoquant une panne de circuit. Des restes d'avion ont été retrouvés ce mardi à 650 km de l'île brésilienne de Fernando de Norohna, non loin de la route que suivait l'Airbus.



Airbus A330 d'Air France : des restes d'avion retrouvés en mer
8h50. Le site d'Arrêt sur image a rassemblé les unes de la presse brésilienne de lundi.
18h55 (mardi 2 juin). Le site du Monde propose une infographie ainsi qu'une carte de la zone de disparition du vol Rio-Paris.
18h05. Nicolas Sarkozy sera présent à l'hommage religieux qui sera rendu mercredi à partir de 16h00 à Notre-Dame de Paris, selon une dépêche AFP reproduite sur le site de La Croix.
16h50. Un siège d'avion, un gilet de sauvetage et d'autres débris flottant dans l'Atlantique ont été repérés par l'armée brésilienne à 650 km au nord-est de l'île de Fernando de Norohna, à 60 km de distance et à droite de la route qu'aurait dû suivre l'avion d'Air France porté disparu, selon une dépêche Associated Press reproduite sur le site du Nouvel Observateur. Selon Jorge Amaral, porte-parole de l'armée de l'air brésilienne :
« Cela suggère qu'il pourrait avoir essayé de faire un virage, peut-être pour retourner à Fernando de Noronha, mais c'est juste une hypothèse. »
Les pilotes n'ont vu aucun signe de vie près des débris. Une cérémonie religieuse oecuménique aura lieu mercredi à 16h00 à la cathédrale Notre-Dame de Paris « pour les familles et les proches des victimes ».
15h15. Les autorités brésiliennes confirment avoir trouvé des débris, dont un siège d'avion, dans l'océan, à 650 km au nord-est de l'île brésilienne de Fernando de Norohna, indique LeFigaro.fr. Une dépêche AFP précise que l'armée brésilienne ne peut pas encore confirmer qu'il s'agit de l'Airbus qui a disparu.
13h12. Le site LePoint.fr précise que 72 passagers de l'Airbus disparu sont français, et non 73, comme cela avait été annoncé auparavant par le ministère des Transports et la compagnie Air France.
13h11. Dix collaborateurs de la direction régionale à Limoges de l'entreprise CGED et neuf de leurs proches se trouvaient à bord de l'Airbus disparu entre Rio et Paris et rentraient d'un voyage gagné en récompense leurs bons résultats, selon l'AFP. Ils avaient entre 25 et 35 ans.
10h30. Le site Slate.fr explique à quoi sert une cellule d'aide psychologique et rappelle qu'en France, la première a été mise en place en 1995, après l'attentat à la station de RER Saint-Michel.

10h. Les membres du gouvernement ont multiplié les déclarations ce matin sur les radios.

Airbus A330 d'Air France : des restes d'avion retrouvés en mer
► Hervé Morin, ministre de la Défense, sur Europe 1 : « Nous n'avons aucun élément qui permet de corroborer » que le terrorisme « soit la cause de l'accident ». Néanmoins, « toutes les hypothèses doivent être examinées ».

► Jean-Louis Borloo, ministre en charge des transports, sur RTL. « La course contre la montre est engagée » pour « retrouver le plus vite possible » les boîtes noires de l'Airbus qui sont situées « probablement dans des profondeurs extrêmes » et « émettent pendant trente jours ». Jean-Louis Borloo a également déclaré à l'AFP que les proches des passagers pourraient, s'ils le souhaitent, se rendre dans la zone de la catastrophe aérienne.

► Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux Transports, sur Europe 1 : les familles des victimes de l'accident de l'A330 seront reçues « lundi prochain » par le président de la République. La rencontre aura lieu « vraisemblablement à l'Elysée ».

8h. Aucune information majeure n'a émergé pendant la nuit, qu'il s'agisse de retrouver l'épave ou d'expliquer l'accident.

► Les recherches se sont poursuivies toute la nuit. Un pilote de la compagnie aérienne brésilienne TAM a vu plusieurs points oranges dans l'océan, alors qu'il survolait la région où a disparu l'avion d'Air France. La réalité et la nature de ces « points oranges » n'ont pas encore été vérifiées.

► Le mystère persiste sur les causes de l'accident. Tous les experts s'accordent pour estimer que la foudre ne peut être l'unique cause. Liberation.fr passe en revue ce matin « les scénarios d'une tragédie », LeFigaro.fr « les causes possibles de l'accident de l'Airbus ».

► « On est aujourd'hui sur une totale incompréhension de ce qui s'est passé, estime Jean-Louis Borloo, ministre du Développement durable qui supervise les transports. On peut imaginer une succession d'événements aléatoires mais tous les experts sont d'accord sur la soudaineté du drame. »

► « Les Etats-Unis accorderont toute l'assistance nécessaire
pour trouver ce qui s'est produit », a assuré le président américain
Barack Obama.

23h (lundi 1er juin). Voici une nouvelle synthèse des principales informations sur l'accident.

L'Airbus d'Air France, qui assurait la liaison entre Rio de Janeiro et Paris, a disparu ce matin avec 228 personnes entre les côtes brésiliennes et africaines.
Air France écarte qu'il puisse y avoir des survivants.
Les circonstances de l'accident ne sont pas élucidées. Selon Air France, l'appareil a connu une panne de circuit électrique, qui a pu être provoquée par un foudroiement.
61 Français et 58 Brésiliens comptaient parmi les passagers.
La zone de la catastrophe est cernée, à mi-chemin des côtes brésiliennes et africaines. Les recherches sont toujours en cours pour localiser l'épave.
22h20. Un professeur de médecine français, Claude Jaffiol, et son épouse ont cherché à embarquer sur l'Airbus d'Air France, sans succès. « Nous étions à Brasilia et avons décidé d'écourter notre séjour et de rentrer à Montpellier », a déclaré à l'AFP Claude Jaffiol. Leur amie, consul des Pays-Bas dans la capitale brésilienne, « a fait des pieds et des mains pour nous mettre dans l'avion sans y parvenir, il était plein ». Le professeur Jaffiol, endocrinologue, membre de l'Académie de médecine et spécialiste de l'obésité, faisait du tourisme à Brasilia, après avoir participé à un congrès à Rio.

22h10. La catastrophe s'est produite « à mi-chemin entre les côtes brésiliennes et les côtes africaines et la zone concernée est cernée à quelques dizaines de nautiques près », a déclaré le directeur général d'Air France, Pierre-Henry Gourgeon, au cours d'un point presse ce lundi soir à l'aéroport de Roissy. Un mille nautique est équivalent à 1,85 km.

22h. Air France a publié un nouveau communiqué détaillant les nationalités des passagers qui se trouvaient à bord du vol AF 447. Parmi eux, 61 Français, 58 Brésiliens et 26 Allemands. 32 nationalités sont représentées.

19h05. Selon Pierre Prier, journaliste au Figaro, chaque avion est foudroyé en moyenne deux fois par an, ce qui n'est pas supposé affecter l'avion. Mais il existe parfois dans cette zone des courants assez forts pour casser un avion. (Voir la vidéo)

17h50. Selon 20Minutes.fr, des avions ont décollé du Sénégal et du Brésil, pour tenter de retrouver l'avion disparu. Une zone de recherche de 2000 km2 a été délimitée, entre un archipel à l'Est du Brésil et les îles du Cap-Vert. Les autorités brésiliennes ont précisé avoir perdu la trace de l'avion à 565 km des côtes. Sans que le radar du Cap Vert ne le retrouve.

17h30. Nicolas Sarkozy vient d'arriver à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle.

17h20. Pour Pierre Sparaco, spécialiste de l'aéronautique civile interrogé sur Lemonde.fr, « un avion touché par la foudre relève de la routine du transport aérien » et « tout avion de ligne est protégé ». Il met en garde contre une recherche hâtive des causes de l'accident : « Quelques heure après un accident, il est dangereux de se livrer à une quelconque spéculation. »

16h45. Selon le ministère de l'Intérieur, contacté par Lefigaro.fr, « environ soixante » Français avaient pris place à bord de l'Airbus d'Air France. Parmi les passagers, se trouvaient également huit enfants, dont un bébé, 126 hommes et 82 femmes. Cinq Italiens et trois Marocains étaient dans l'appareil.

16h40. Air France écarte désormais qu'il puisse y avoir des survivants. Dans son quatrième communiqué, la compagnie « adresse ses sincères condoléances aux familles et aux proches des passagers et membres d'équipage qui se trouvaient à bord du vol AF 447 du 31 mai 2009, disparu entre Rio de Janeiro et Paris-Charles de Gaulle ».

16h35. Pascal Guérin, président du Syndicat national des pilotes de ligne, indique sur France Info que la foudre ne peut à elle seule causer un accident d'avion, les carlingues étant conçues pour parer à un tel risque, mais qu'elle peut provoquer une panne du circuit électrique, hypothèse privilégiée par Air France.

16h20. Le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau s'est rendu au PC de crise à l'aéroport de Roissy et devait rencontrer les proches des passagers de l'avion disparu. Il a invité à la « prudence » sur les causes de la disparition de l'appareil. « Pour l'instant, on n'en sait strictement rien. Toute hypothèse serait fausse et erronée », a-t-il déclaré à la presse.

15h50. Air France précise dans un troisième communiqué avoir transmis « au Bureau d'Enquêtes et d'Analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA), organisme chargé pour la France des enquêtes techniques sur les accidents et incidents dans l'aviation civile, et à Airbus, constructeur de l'avion, l'ensemble des informations en sa possession après la disparition du vol AF 447 effectuant la liaison Rio de Janeiro - Paris-Charles de Gaulle ».

15h45. Voici une synthèse des principales informations sur l'accident.

L'Airbus d'Air France a disparu ce matin avec 228 personnes à son bord au large des côtes brésiliennes.
Selon Air France, l'appareil a connu une panne de circuit électrique après avoir été vraisemblablement foudroyé.
Des recherches sont en cours pour localiser l'épave.
L'Airbus A330-200 d'Air France assurait la liaison entre Rio de Janeiro et Paris-Charles de Gaulle.
Il a disparu des écrans radars vers 3h30 heure de Paris. Il devait se poser à Roissy à 11h10.
15h15 : Le deuxième communiqué diffusé par Air France, outre le fait de mentionner la « panne de circuit électrique », précise également les circonstances du vol et les caractéristiques de l'appareil :

L'appareil de type Airbus A330-200, immatriculé F-GZCP, a quitté Rio le 31 mai à 19h03 heure locale (00h03 heure de Paris).
216 passagers sont à bord : 126 hommes, 82 femmes, 7 enfants et un bébé.
L'équipage est composé de 12 navigants : 3 navigants techniques et 9 navigants commerciaux.
Le commandant de bord a 11 000 heures de vol et déjà effectué 1 700 heures sur Airbus A330/A340. Les deux copilotes ont 3 000 heures de vol pour l'un (dont 800 sur Airbus A330/A340) et 6 600 pour l'autre (dont 2 600 sur Airbus A330/A340).
L'avion totalise 18 870 heures de vol et a été mis en service le 18 avril 2005.
Sa dernière visite d'entretien en hangar date du 16 avril 2009.
15h. Lenouvelobs.com recense les accidents d'avion les plus meurtriers depuis 1977. Le dernier est survenu au Brésil, le 18 juillet 2007. Un Airbus A320 de la compagnie TAM s'était écrasé contre un bâtiment de l'aéroport Congonhas à Sao Paulo, faisant 200 morts.

Airbus A330 d'Air France : des restes d'avion retrouvés en mer
14h55. Sur le panneau des arrivées, le vol est encore indiqué comme étant « retardé », constate Jean-Marc Leclerc, le reporter du Figaro.

14h50. La disparition lundi d'un Airbus A330 assurant la liaison entre Rio de Janeiro et Paris-Roissy avec 228 personnes à bord, serait la plus grave catastrophe qu'ait connue la compagnie, selon Leparisien.fr qui recense les principaux accidents survenus.

14h35. « Le Président de la République se rendra [ce lundi] après-midi à 16h45 au PC de crise mis en place par les services de l'Etat à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle après la perte de contact d'un airbus A330 d'Air France qui effectuait la liaison Rio de Janeiro - Paris-Charles-de-Gaulle », indique l'Elysée dans un communiqué.

14h25. L'hypothèse la « plus vraisemblable » est que l'Airbus A330 disparu lundi entre le Brésil et la France « a été foudroyé », a déclaré à la presse François Brousse, directeur de la communication d'Air France.

14h20. Le reporter du Parisien présent à Roissy au Terminal 2E raconte sur Leparisien.fr :

« Les familles ont visiblement été prises en charge et évacuées très tôt dans la matinée à l'abri des regards indiscrets. Autour de moi, il n'y a guère que des journalistes qui errent à la recherche d'informations et des policiers extrêmement vigilants. »

14h15. Selon une dépêche Associated Press reproduite sur le site du Nouvel Observateur, Air France précise que le vol AF447, qui avait quitté Rio dimanche à 19h locales (22h GMT) et devait atterrir ce lundi à 11h15 (9h15 GMT)
sur l'aéroport parisien de Roissy-Charles de Gaulle, a traversé « une zone orageuse avec fortes turbulences » à 2h GMT (4h à Paris) » et un message automatique a été reçu à 2h14 (4h14 heure de Paris) « indiquant une panne de circuit électrique ».

14h10. Dans un communiqué mis en ligne sur son site, Air France dit « partager l'émotion et l'inquiétude des familles concernées. Les proches sont reçus dans un endroit spécialement réservé à l'aérogare de Paris-Charles de Gaulle 2 ».

13h55. Le ministère des Affaires étrangères a activé son centre de crise et ouvert une page web spéciale.

13h50. Le cours d'Air France commence à chuter après 11h30. Il y a des gens dont le reflexe est de vendre leurs actions quand il y a un accident ? Ca m'épatera toujours… Pierre Haski (via Twitter)

13h45. Une cellule de crise a été constituée à l'aéroport de Rio de Janeiro, ont indiqué sur place les autorités aéroportuaires. Cette cellule doit recevoir les familles et donner des informations sur le vol qui a disparu des écrans radars dans la nuit.

13h40. Des recherches sont en cours au large du Brésil pour retrouver l'appareil. « L'hypothèse la plus tragique doit être envisagée », a indiqué Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie et du Développement durable, qui s'est rendu à Roissy. « L'hypothèse d'un détournement est écarté », a-t-il précisé.

Deux numéros d'urgence pour les familles ont été ouverts par Air France : un numéro vert pour la France 0 800 800 812 et un autre pour l'étranger 00 33 1 57 02 10 55. Le quai d'Orsay a aussi mis en place un numéro vert : 0 800 174 174.

Photos : au terminal 2E de l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, lundi 1er juin après l'annonce de la disparition de l'Airbus d'Air France (Reuters)


Source : Rue89

Rue89.com

Mercredi 3 Juin 2009 - 07:34



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