Algérie: l’exploitation du gaz de schiste contestée dans le Grand sud

En Algérie, des centaines d’étudiants ont défilé à Tamanrasset, à 2000 km au sud d’Alger, ce mardi. Ils s’ajoutent aux milliers d’habitants qui manifestent dans plusieurs villes de la région du Grand sud depuis plus d’une semaine. Selon les experts américains, il y aurait environ 200 000 milliards de m3 de réserves de gaz de schiste dans cette zone. Mais l’exploitation de ce gaz a provoqué l’inquiétude des habitants, qui ont réussi à se mobiliser.



Youcef Yousfi, ministre algérien de l'Energie et des Mines, doit se rendre dans la région ce mercredi. AFP PHOTO / DIETER NAGL
Youcef Yousfi, ministre algérien de l'Energie et des Mines, doit se rendre dans la région ce mercredi. AFP PHOTO / DIETER NAGL

Ils demandent un moratoire sur l’exploitation du gaz de schiste et un débat national sur les conséquences sur l’environnement et la santé de la technique de la fracturation hydraulique. Pour cela, les opposants du sud du pays à l’exploitation du gaz de schiste militent depuis près d’un an, surtout en faisant du porte-à-porte, et ils sont en passe aujourd'hui de réussir le pari de la mobilisation.

A In Salah, à 1500 km de la capitale, la première manifestation a réuni près de 1500 personnes le 31 décembre. Depuis, des rassemblements ont lieu chaque jour, malgré les renforts sécuritaires, et l’arrestation de plusieurs manifestants.

Dimanche, ce sont 3000 personnes qui se sont rassemblées devant la mairie, et les villes de Tamanrasset et El Menea ont désormais rejoint la contestation.

Ce type de manifestation est très rare dans cette région, où les habitants sont plutôt favorables au pouvoir. Mais cette zone aux conditions climatiques très difficiles et qui souffre du manque d’infrastructures a déjà dû subir les conséquences des essais nucléaires français entre 1960 et 1966.

Le ministre de l’Energie Youcef Yousfi est attendu dans la ville d’In Salah ce mercredi.


Rfi.fr

Mercredi 7 Janvier 2015 - 11:14



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