Algérie: la police empêche les manifestations

La police a empêché ce mercredi à Alger un rassemblement de dirigeants de partis politiques partisans du boycottage de l'élection présidentielle du 17 avril, selon un participant.



La candidature d'Abdelaziz Bouteflika déchaîne les foudres de ses opposants.
La candidature d'Abdelaziz Bouteflika déchaîne les foudres de ses opposants.

Ahmed Benbitour, ancien chef du gouvernement en 2000, a déclaré à l’Agence France Presse que les forces de l’ordre algériennes ont bouclé le périmètre autour du monument des martyrs à Alger.

Plusieurs responsables de partis politiques devaient se réunir ce mardi sur ce lieu symbolique pour l’indépendance du pays.

Ces partis avaient annoncé la semaine dernière la formation d'une coordination nationale pour le boycottage du scrutin présidentiel du 17 avril.
 

Les partis qui devaient participer à cette réunion sont :

  • le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, centre gauche)
  • le front pour la justice et la démocratie (FJP, islamiste)
  • Ennhada (islamiste)
  • Jil el Jadid
  • le Mouvement de la société pour la paix (MSP, islamiste)

Manifesations opprimées

« Finalement nous avons pu nous réunir à proximité du monument aux martyrs », a confié Ahmed Benbitour, premier candidat déclaré à la présidentielle.

Il s'est ensuite retiré de la course après l'annonce le 22 février de la candidature du chef de l'Etat sortant Abdelaziz Bouteflika.

« Nous avons décidé d'organiser un meeting le 21 mars à la salle omnisports Harcha à Alger », a-t-il prévenu.

Depuis qu’Abdelaziz Bouteflika a annoncé sa candidature le 22 février, les manifestations se sont multipliées en Algérie. Mais les autorités font leur possible pour les réduire au silence.

La police a par exemple interpelé une quarantaine de personnes qui manifestaient à Alger la semaine passée.

Président à la grande longévité en Algérie

Abdelaziz Bouteflika brigue, à 77 ans et après 15 ans au pouvoir, un quatrième mandat consécutif.

Le 5e président algérien est néanmoins amoindri par un AVC qui lui a valu 80 jours d’hospitalisation en France en 2013.

Il était apparu très diminué à la télévision le 3 mars et avait annoncé sa candidature au Conseil constitutionnel.

Source : BBC Afrique
 



Jeudi 13 Mars 2014 - 01:34



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