Aliou Sow sur le climat à BBY : « Je suis choqué…Plus que ces discussions, je note un déficit d’autorité dans ce pays»



Aliou Sow sur le climat à BBY : « Je suis choqué…Plus que ces discussions, je note un déficit d’autorité dans ce pays»

L’atmosphère de mise  au niveau de l’Assemblée nationale où la coalition de la majorité parlementaire est en train de voler en éclats à l’issue du renouvellement des bureaux de l’hémicycle ne laisse pas indifférent le Président du Mouvement des Patriotes pour le Développement (MPD/LIGGEEY) et non moins membre du Parti Démocratique Sénégalais (PDS). Aliou Sow qui dit toute sa « déception » ne va pas du dos de la cuillère pour mettre en exergue la responsabilité du président Sall.

« Je suis plus que déçu. Je suis même choqué pour vous dire à quel point je mesure l’ampleur des dégâts aujourd’hui auxquels nous assistons dans la vie de la nation par rapport à un régime qui avait promis la rupture mais qui fait pire que ce qu’ils dénonçaient mêmes si cela est discutable. Vous imagez en moins de deux (2) ans, un régime qui s’offre en spectacle de façon si gravissime en faisant recours à des méthodes douteuses. Ce qu’il faut noter plus que ces discussions, c’est plutôt le déficit d’autorité dans ce pays », martèle l’ancien ministre et député libéral qui enfonce le clou.

« C’est la confusion totale mais c’est aussi le manque de vision telle que assimilée à une pénurie de vision comme la pénurie d’eau et d’argent dans ce pays-là. Le contexte est à prendre à compte, c’est à l’ouverture de la session unique consacrant l’installation du nouveau bureau qu’on a vu ces états d’âmes là s’amplifier. Est-ce le résultat d’une déception individuelle de ces derniers ? Ou est-ce l’expression d’un malaise profond ? Ou du pluralisme en vue à l’Assemblée nationale ? se demande Aliou Sow qui assène que tout ceci, « après avoir démontré qu’ils ne se soucient que d’eux-mêmes et non du sort du peuple. On a d’abord des enveloppes de 100.000 F CFA que le peuple opprimé assoiffé affamé menacé et oublié a le plus besoin dans un contexte de fête de la Tabaski ».

« L’autre aspect, c’est en vérité le débat parlementaire doit être animé par des contradictions dynamiques, qu’un député ne partage pas la vision de son groupe, cela est acceptable en démocratie. Ce sont les textes qui consacrent la possibilité pour chaque groupe de 10 représentants constituent un groupe parlementaire » lâche le responsable libéral qui précise sur les ondes de la Rfm à Moustapha Diakhaté et Cie que « le débat de discipline interne doit se régler ailleurs ».


Mardi 15 Octobre 2013 - 15:09



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