Amende ou lourde peine: rien n’est joué dans le procès Pistorius

n Afrique du Sud, le dernier acte du procès Pistorius s’ouvre ce lundi 13 octobre. Mi-septembre, le sportif paralympique a été déclaré coupable de violences ayant entraîné la mort. Faute de preuves suffisantes, la juge Thokozile Masipa a écarté la thèse du meurtre. La défense et l’accusation vont maintenant négocier les peines, avant que la juge ne se prononce sur la sentence.



Reconnu coupable d’homicide par négligence, celui-ci peut repartir libre avec une grosse amende, ou écoper d’une peine allant jusqu’à 15 ans d’emprisonnement. La défense et l’accusation vont justement tenter de négocier cette sentence, en présentant des éléments aggravants ou atténuants. Une sorte de mini-procès, lors duquel de nouveaux témoins pourraient être entendus. L’accusation pourrait notamment appeler à la barre les parents ou les amis de Reeva Steenkamp, pour montrer à quel point la mort de la jeune femme les a affectés.
Quant à la défense, elle mettra sans doute en avant le handicap d’Oscar Pistorius, afin de convaincre la juge qu’il n’a pas sa place en prison. Mi-septembre, l’accusé a également été reconnu coupable d’avoir tiré dans un restaurant fréquenté de Johannesburg. Cette seconde charge peut également conduire à la prison.
En l’absence de peine prédéfinie, c’est à la juge Masipa et à elle seule de décider de la sentence et de l’avenir d’Oscar Pistorius. Alors que son verdict avait déjà divisé l’opinion sud-africaine. Elle avait alors été vivement critiquée pour avoir écarté la thèse du meurtre.

RFI

Lundi 13 Octobre 2014 - 00:12



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