Amical : Grâce à Di Maria, l'Argentine prend sa revanche face à l'Allemagne (2-4) en match amical

Le remake de la finale du Mondial, remportée par l'Allemagne, a souri à l'Argentine et Angel Di Maria, qui se sont très largement imposés à Dusseldorf en match amical (2-4). Le néo-Mancunien a marqué et délivré trois passes décisives. Blessé, il avait manqué la finale de la Coupe du monde.



Evidemment, l'Argentine aurait préféré gagner le match du 13 juillet à Rio. A défaut, elle s'est consolée en gâchant la première sortie post-Mondial de la Nationalmannschaft. La sélection albiceleste s'est imposée 4-2 face aux hommes de Joachim Löw, un peu passés à côté de leur rencontre. Un succès large qui permettra peut-être aux hommes de Gerardo Martino d'exorciser la défaite subie en finale de la Coupe du monde. Mais qui n'enlèvera pas complètement ce goût amer qui traînera à jamais dans toutes les bouches. Ce succès, l'Argentine le doit avant tout à un Angel Di Maria de gala, auteur d'un but et de trois passes décisives pour Agüero (20e), Lamela (40e) et Fernandez (47e). Menée 0-4 après 50 minutes de jeu, la Mannschaft a réduit le score par deux fois grâce à Andre Schürrle (52e) et un but de Federico Fernandez contre son camp (78e).
 

Privé notamment de Bastian Schweinsteiger, Sami Khedira et Jerôme Boateng, tous blessés, le récent champion du monde, au onze fortement remanié, n'a pas forcément réalisé une mauvaise prestation sur sa pelouse de Düsseldorf. En tous cas pas au niveau de l'envie, de l'engagement et du jeu à proprement parler. Mais de graves lacunes défensives, combinées à de la maladresse, et surtout à un très bon Sergio Romero ont rapidement eu raison des espoirs allemands. Privée de ballon lors de la première demi-heure, cette Allemagne est tout de même parvenue à se créer un paquet d'occasions face aux Argentins, aux commandes de la rencontre dès la 5e minute. Mais ni Mario Gomez, ni André Schürrle, n'ont su mener la révolte avant la mi-temps.

Di Maria dans un grand soir, Götze refrappe

Sans Mertesacker, néo-retraité présent en tribune, et Hummels, laissé au repos, la défense centrale a rapidement pris l'eau sous les coups de boutoir de Di Maria, Agüero et consorts. Dans les couloirs, Erik Durm et Kevin Grosskreutz ont laissé des boulevards. Le secteur défensif sera donc le premier chantier de reconstruction de Joachim Löw, qui débutera avec ses hommes la campagne qualificative de l'Euro 2016 dès dimanche, à Dortmund, face à la modeste Ecosse.

Les Argentins exultent
Les Argentins exultent - Eurosport
En face, l'Argentine, parfois joueuse mais surtout meurtrière en contre, s'est amusée. Surtout Angel Di Maria, intenable dans une position retrouvée d'ailier droit. Menace constante, le néo-Mancunien a été partout mercredi soir. Passeur décisif à trois reprises, sur une lumineuse passe de l'extérieur pied gauche pour Agüero (5e), sur une passe en retrait vers Lamela dans la surface (40e) et sur coup franc pour Fernandez (47e), l'international argentin a été le détonateur de ce large succès. Cerise sur le gâteau, il a inscrit un superbe but. Un piqué du pied gauche consécutif à une course folle dans le couloir droit. Un geste que n'oubliera pas le pauvre Roman Weindenfeller. Ce match XXL, l'ancien joueur du Real Madrid y tenait, lui qui avait manqué la finale du Mondial au Maracanã à cause d'une blessure à la cuisse.

Di Maria et le secteur offensif argentin étaient en furie mais pas la défense, maladroite en relance et laxiste au marquage. C'est à cause de ce type d'erreurs qu'elle a laissé l'Allemagne revenir au score. Schürrle, opportuniste sur corner, et Götze, dont la frappe a été déviée par Federico Fernandez, ont maquillé le score en seconde période. Laissé sur le banc au coup d'envoi, le bourreau du football argentin a apporté du jus à cette Allemagne lessivée. Mais il était bien trop tard.

eurosport.fr

Jeudi 4 Septembre 2014 - 13:27



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