Angola: ouverture du procès de Luaty Beirão et 16 autres opposants

En Angola, s’est ouvert lundi 16 novembre le procès de 17 jeunes opposants au régime du président José Eduardo Dos Santos. Un procès suivi de près par les ONG, dont Amnesty international, qui réclament depuis plusieurs mois leur libération, en réponse à quoi le gouvernement a dénoncé les « tentatives d’ingérence étrangère dans les affaires internes de l’Angola ». Les accusés estiment quant à eux que tout est joué d’avance.



Le rappeur et militant des droits de l'homme Luaty Beirao, ici en 2012, est jugé avec 16 autres militants. AFP PHOTO / STEPHANE DE SAKUTIN
Le rappeur et militant des droits de l'homme Luaty Beirao, ici en 2012, est jugé avec 16 autres militants. AFP PHOTO / STEPHANE DE SAKUTIN

Ils sont étudiants, professeurs, journalistes, tous âgés de 18 à 33 ans et ils sont accusés d’actes préparatifs à une rébellion et à un attentat contre le chef de l’Etat. Les 17 jeunes opposants dont le procès s’est ouvert lundi à Luanda ont été arrêtés en juin dernier. Ils étaient réunis pour discuter autour d’un livre sur la désobéissance civile. Ils risquent jusqu’à 12 ans de prison.

Parmi eux, Luaty Beirão, figure du rap angolais et opposant de longue date. Il estime que son sort est entre les mains du chef de l’Etat. « Il va arriver ce que le président a décidé. Ce procès est une mascarade. On sait bien comment ça fonctionne. Nous serons condamnés, car c’est décidé depuis longtemps. Nous nous attendons au pire, alors on se prépare mentalement à la condamnation », confie-t-il.

Luaty Beirão a mené une grève de la faim  de 36 jours pour protester contre l’abus de détention préventive. Les 17 opposants sont incarcérés depuis près de cinq mois alors que loi angolaise limite à 90 jours la détention préventive. Une irrégularité dénoncée par les avocats de la défense, qui se plaignent également de ne pas avoir eu accès au dossier de l’accusation. Faux, répondent les juges : les dossiers sont à disposition depuis plus de deux semaines.

Quoi qu’il en soit, le procès s’est déroulé sous la surveillance d’un important dispositif policier. Il devrait s'achever samedi prochain.

Source : Rfi.fr



Mardi 17 Novembre 2015 - 11:11



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