Anta Cissé, la revenante de l’enfer saoudien raconte «En réalité on vend les femmes sénégalaises aux saoudiens»

S’ensuit la désillusion. Partie gagner sa vie en Arabie Saoudite. Anta Cissé a fini par se rendre compte qu’elle a été vendue et elle était considérée comme esclave aux lieux Saints de l’Islam. La jeune dame partie travailler pour subvenir aux besoins de son fils et de sa maman alitée a due prendre la clé des champs pour se tirer de l’enfer saoudien.



Anta Cissé, la revenante de l’enfer saoudien raconte «En réalité on vend les femmes sénégalaises aux saoudiens»
C’est  un travail  sans répit sans relâche que la jeune dame convoyée par un homme sans scrupule et vendue presque pieds et mains liés à des saoudiens comme bonne de maison exécutait tous les jours. Une corvée qui démarre dés l’aube debout durant des heures pour s’occuper de l’entretien de la propreté d’une grande maison pour qui connait  ce luxe insolant dans ces pays émiratis.

Quatre toilettes, six chambres, deux espaces familiaux et trois grands cours, voilà l’étendue d’espaces que Anta Cissé devait entretenir tous les jours passant et repassant.

Ces déboires  deviennent encore plus corsets durant le mois de  ramadan réputé mois de pardon et de partage mais aussi d’allégement des charges de  travail. Mais que nenni « Durant le mois de ramadan alors que tous les  musulmans s’attellent aux bonnes œuvres, cette famille me maltraitait.  Je me mettais à  laver des ustensiles  jusqu’à 5heures du matin en même tant que  j’observais le jeune comme tous les musulmans », raconte Anta  Cissé qui avoue avoir rejoint l’Arabie Saoudite par l’entremise d’un certain Souleymane Gueye grâce à l’aide de sa sœur qui vit toujours là-bas.

A  l’en croire ce qui existe dans ce pays  n’existe nulle par ailleurs  en termes de violation de l’homme. J’étais l’objet  d’un  traitement inhumain, dévalorisant et humiliant. Pis j’ai passé trois mois dans ce pays sans  jamais pu avoir la possibilité ou la permission d’aller dans les lieux Saints de l’Islam. La souffrance était devenue mon quotidien au point que j’oubliais que j’avais un enfant », crache avec amertume Anta Cissé dans les colonnes de l’Observateur.

Mais pour se  tirer d’affaire  elle a contacté  sa mère  qui a alerté les autorités sans grand succès. Armée de courage et la volonté de quitter  cet enfer, Anta Cissé s’est sauvée pour continuer à  vivre et pour ne pas subir le même sort que l’une de ses consœurs, Mbayang Diop aujourd’hui en prison loin des siens pour meurtre de sa patronne et qui risque de subir les rigueurs de la loi saoudienne en cette matière.

« Ajourd’hui sauvée, la jeune dame âgée d’une trentaine d’année priée pour Mbayang Diop et invite ses sœurs à ne pas tomber dans le piège de ses convoyeurs qui livrent leurs propres concitoyens à des saoudiens méchants et sans  cœur » lâche-t-elle.      
   

Khadim FALL

Mercredi 10 Août 2016 - 08:37



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter