Après City-Barça (1-2), l'antisèche : City a tendu le bâton, et le Barça aurait pu frapper plus fort

Irrésistible en première période, le Barça a aussi profité d'une option tactique risquée de Manuel Pellegrini pour s'imposer sur le terrain de Manchester City (1-2). Mais, pour ne pas avoir su afficher le même niveau à la reprise, l'équipe de Luis Enrique a montré qu'elle n'était pas infaillible. Notre antisèche.



e jeu : Le pari perdant de Pellegrini

Les difficultés de Manchester City face au milieu du Barça étaient déjà prévisibles en l'absence de Yaya Touré, suspendu. Elles ont été nettes, et Manuel Pellegrini n'a pas forcément aidé son équipe en choisissant une option ambitieuse : celle d'aligner une attaque à deux têtes, quitte à se retrouver en infériorité numérique dans l'entrejeu. Un secteur qui constitue l'un des points forts de l'équipe de Luis Enrique.

Dans cette configuration, la supériorité technique du Barça au milieu a été criante en première période, et concrétisée par deux buts. Et c'était un moindre mal. City a mis plus d'intensité à la reprise et réduit l'écart face à des Catalans qui ont eu le tort de lever le pied. L'expulsion de Clichy (74e) a condamné les chances des Anglais d'égaliser, et le penalty manqué par Lionel Messi  (90e+4) celles du Barça de plier la qualification dès le match aller. 

Joe Hart (Manchester City) repousse le penalty de Lionel Messi (Barça)
Joe Hart (Manchester City) repousse le penalty de Lionel Messi (Barça) - Panoramic

Les joueurs : Hart laisse City en vie

La victoire de Barcelone aurait pu être plus large sans un très bon Joe Hart, décisif sur deux duels en première période, puis sur le penalty de Lionel Messi dans le temps additionnel. Malgré cet échec, l'Argentin a été déterminant sur le succès du Barça en étant à l'origine des deux buts de Luis Suarez. Au bon moment pour l'Uruguayen, souvent critiqué par la presse catalane ces derniers temps.

Ivan Rakitic  a été l'homme fort du milieu barcelonais, et Jordi Alba, passeur décisif sur le deuxième but, a fait du mal à une défense mancunienne. Où Vincent Kompany  a été en difficulté, comme Gaël Clichy  avant son expulsion. La domination barcelonaise a fait queSamir Nasri  et David Silva  n'ont pas eu leur impact habituel sur l'attaque de City, où Sergio Agüero  a été le seul à afficher son niveau.

Le tournant qui n'a pas eu lieu : Messi n'a pas fini le travail

94e minute : Lionel Messi donne une très belle occasion au Barça de plier la qualification dans le temps additionnel en provoquant une faute de Pablo Zabaleta  dans la surface. L'Argentin se charge lui-même du penalty, mais il bute sur Joe Hart. Le ballon lui revient, le gardien mancunien est au sol, le but est grand ouvert, mais la reprise en tête plongeante de Messi passe à côté. La Pulga n'a pas su finir un travail qu'il avait pourtant très bien fait jusque-là.

La stat : 4

Luis Suarez va devenir la bête noire de Joe Hart. Sur leurs deux dernières confrontations, c'est assez nette. Entre le match Uruguay-Angleterre du dernier Mondial (2-1), et ce City-Barça en 8e de finale aller de la Ligue des champions (1-2), le gardien anglais a déjà concédé quatre buts au buteur uruguayen. Hart ne doit pas être pressé d'arriver au 18 mars, date du match retour entre le deux équipes.

Le tweet :

La tactique de Pellegrini en a étonné plus d'un. Même des attaquants.

La décla : Manuel Pellegrini (entraîneur de Manchester City)

" Le FC Barcelone  domine toujours au milieu, mais nous avons joué comme il faut jouer contre cette équipe. Ce n'est pas fini."

La question : Manque-t-il un instinct de tueur à ce Barça ?

A l'Etihad, le Barça a été vraiment irrésistible en première période. Les Catalans ont dégagé une supériorité très nette sur le terrain du champion d'Angleterre, ce qui en dit long sur les ambitions que l'équipe de Luis Enrique peut avoir dans cette compétition. Quand Barcelone parvient à afficher une telle maîtrise collective toute en trouvant cette capacité d'accélération dans les trente derniers mètres, il paraît vraiment injouable.

Il ne l'est pas, et sa deuxième mi-temps le prouve. Certes, City a haussé le rythme, mais Barcelone a aussi donné l'impression de se relâcher avec ses deux buts d'avance. Comme s'il pouvait se satisfaire du travail produit sur une seule mi-temps dans un match de cette importance, au lieu de mettre définitivement son adversaire à genou pour se mettre à l'abri avant le match retour. L'équipe de Luis Enrique a cette faille. Et elle pourrait bien lui jouer de plus mauvais tours à l'avenir.


eurosport

Mercredi 25 Février 2015 - 12:55



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