Après la démission d'al-Theni, quel gouvernement pour la Libye?

Nouveau développement en Libye : le gouvernement d’Abdallah al-Theni a présenté sa démission jeudi soir, pour permettre au Parlement de former une nouvelle équipe d’union nationale. Mais difficile de voir quelle marge de manœuvre a ce Parlement, installé à plus de 1 000 km à l'est de la capitale.



Abdallah al-Theni a démissionné ce jeudi 28 août. REUTERS/Ismail Zitouny
Abdallah al-Theni a démissionné ce jeudi 28 août. REUTERS/Ismail Zitouny

Former un gouvernement représentant tous les Libyens, c’est la mission laissée par le gouvernement au Parlement. En place depuis mars, Abdallah al-Theni a présenté la démission de son gouvernement jeudi soir. Il a condamné la décision de l’ancien Parlement, basé à Tripoli, d’avoir repris son activité et d’avoir nommé un Premier ministre.

Contrôlée par les islamistes, cette chambre a vu son mandat expirer avec la formation du nouveau Parlement élu en juin dernier et appelé Chambre des représentants. Le gouvernement démissionnaire a rappelé que la Chambre des représentants est le seul Parlement légitime. C’est d’ailleurs le seul reconnu par la communauté internationale.

Celui-ci doit désormais former un gouvernement d’union nationale pour sortir la Libye du chaos. Elu fin juin, il dispose donc d’une certaine légitimité politique, toutefois limitée puisqu'un quart des électeurs seulement s’étaient rendus aux urnes. Ce Parlement, largement dominé par les anti-islamistes, est par ailleurs installé à Tobrouk, à plus de 1 000 km de la capitale. Et ce pour sa propre sécurité, son prédécesseur ayant régulièrement été la cible d’attaques à Tripoli.

Difficile de voir comment le Parlement de Tobrouk pourra former un gouvernement d’union nationale alors que le conflit ne se cesse de se polariser.


Rfi.fr

Samedi 30 Août 2014 - 11:06



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