Après le premier tour, Macron peaufine sa stratégie, Le Pen part à l’assaut

La candidate d’extrême droite a choisi de se mettre en congé de la présidence du FN, un geste symbolique. Chez le prétendant d’En marche !, on hésite sur le plan de bataille.



L’une a un retard conséquent à combler, l’autre une avance confortable à gérer. Pour Marine Le Pen et Emmanuel Macron, ce sont deux campagnes très différentes qui se sont engagées dans cet entre-deux-tours de l’élection présidentielle. La candidate du Front national est arrivée avec près de trois points de retard sur son adversaire d’En marche !, dimanche 23 avril, en enregistrant 21,3 % des suffrages, contre 24 % pour M. Macron.

Les soutiens en faveur de l’ancien ministre de l’économie ont afflué, lundi 24, de la part du parti Les Républicains, du Parti socialiste ou encore du président de la République, François Hollande. Et les premiers sondages du second tour, révélés depuis dimanche soir, promettent entre 62 % et 64 % des voix à l’ancien banquier, le 7 mai.

Dans ce contexte, Mme Le Pen a choisi de saturer au plus vite l’espace médiatique et d’attaquer sans relâche son adversaire, alors que M. Macron s’est permis de prendre un peu de recul et a laissé la députée européenne boxer seule sur son ring. Pour tenter de convaincre de sa capacité à ouvrir ses rangs et à rassembler, la candidate du parti d’extrême droite a sorti une carte de son jeu, lundi : elle a annoncé au journal de 20 heures de France 2 se mettre « en congé » de la présidence du FN. « Ce soir, je ne suis plus la présidente du FN, je suis la candidate à la présidentielle », a-t-elle expliqué, dans une posture qu’elle voulait solennelle.

Le Pen et la difficulté à sortir d’une posture jugée clivante         
Cette décision était suggérée depuis des mois par certains soutiens de la députée européenne, mais restait cantonnée au stade du projet. Elle s’apparente aujourd’hui à une révolution de pure forme. Selon les statuts du parti, c’est au premier vice-président, Jean-François Jalkh – un homme à la fidélité éprouvée, aussi bien par Mme Le Pen que par son père, Jean-Marie Le Pen, auparavant –, d’assurer l’intérim. Et les instances du FN, toutes...

lemonde.fr

Mardi 25 Avril 2017 - 12:46



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