Après le tsunami, d'hier, la violence reprend à l'Université

L'université replonge dans les ténèbres de la violence. Alors qu'on n'a pas fini de compter les dégâts des affrontements entre étudiants et élément des Groupement mobile d'intervention, de nouveaux heurts se déclarent.



Après une journée chaotique, d'affrontements, de saccages et de pillages, les étudiants sont sortis de nouveau dans la rue pour manifester. Ils réclament la libération de leurs camarades arrêtés par les forces de l'ordre. Après les dommages d'hier, toutes conditions sont réunies pour une nouvelle journée incendiaire.

Du côté du Centre des œuvres universitaire (Coud), les locaux n'ont pas échappé à la colère des étudiants. Abdoulaye Diouf Sarr, le directeur du Coud, ne reconnaissant pas son bureau le lendemain demande à l'État de situer les responsabilités. « Je suis pris par un sentiment de désolation », avait-il à peine le courage de dire devant le sinistre de son bureau.

Du côté des travailleurs du Coud, pas question de prendre des risques de travailler au milieu des affrontements. Ils ont pris les devants pour observer un arrêt de travail pour 48 heures. Des autorités ont levé la voix pour accuser les étudiants. Mais du côté des étudiants n'ont n'a pas le même vison.

Oumar Sow étudiant en master au Cesti, se dit, « on parle d'acte de vandalisme des étudiants ! C'est regrettable et c'est dommage ! On appelle au calme ! Les gens ne savent pas ce que les étudiants ont enduré hier ».

Selon Oumar Sow, « les policiers qui étaient déployés hier à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) n'ont pas fait que maintenir l'ordre. Certains d'entre eux ont exercé un véritable banditisme digne des grands malfaiteurs. Ils ont saccagé tout sur leur passage et emporté ce qui pouvait l'être. Combien de portes ont été défoncées ? Combien d'ordinateurs emportés ou saccagés ? Combien d'étudiants brutalisés ?

"Nous sommes dans quelle République ? Le ministre de l'Enseignement supérieur en voulant se dédouaner de ce qui se passe dans les universités, parle de manipulation. C'est vraiment pathétique ! ", se désole Mamadou Lamine Ka.
Volant fuir la furie meurtrière des éléments des forces de l'ordre des étudiants se sont retrouvés prises au piège dans les couloirs du pavillon A. Faute d'échappatoire, ceux qui ont sauté des étages se sont retrouvés avec des jambes cassées, d'autres qui sont restés se sont retrouvaient avec la figure défonces.


Jeudi 22 Mai 2014 - 15:25



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