Aqmi menace la France pour son intervention en Centrafrique

Dans un communiqué, al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) condamne les violences contre les musulmans en Centrafrique et menace la France pour son intervention. Ce communiqué fait suite à un autre des talibans afghans sur la situation en RCA et à une mobilisation sur le web jihadiste francophone, même si aucune présence jihadiste n'a encore été signalée en RCA.



Des soldats français de l'opération Sangaris, à Bangui, le 18 février 2014. REUTERS/Luc Gnago
Des soldats français de l'opération Sangaris, à Bangui, le 18 février 2014. REUTERS/Luc Gnago

C'est la première fois qu’al-Qaïda au Maghreb islamique s'exprime sur la Centrafrique. Dans son communiqué daté du 16 février, mais posté samedi sur les forums jihadistes, Aqmi dénonce, selon ses termes, « un nouvel épisode après le Mali dans la série de croisades haineuse contre l'Islam ». Pour appuyer son propos, al-Andalous, sa branche médiatique, n'hésite pas à citer le rapport d'Amnesty International évoquant début février un « nettoyage ethnique ».Tout cela, selon Aqmi, sous le nez des « prétendues forces de maintien de la paix ».

→ A (RE) LIRE : Amnesty International dénonce un «nettoyage ethnique» en Centrafrique

L'organisation jihadiste adresse aussi un message teinté de menaces aux dirigeants français : « Vos crimes ne resteront pas impunis, la guerre entre vous et nous se poursuit ». Quelques heures avant, les talibans afghans, peu habitués à s'exprimer sur une zone qui n'est pas la leur, publiaient, eux aussi, un communiqué sur la RCA pour dénoncer, selon leurs propres mots, « un génocide de musulmans » par des « bandits chrétiens criminels » sous le regard impassible du monde.

Depuis plusieurs semaines, sur les réseaux sociaux, les partisans francophones d'al-Qaïda tentent de mobiliser autour de la crise centrafricaine à coup de photos de lynchages et d'images d'exactions.

Pour le moment, aucune présence jihadiste n'a été signalée sur le sol centrafricain mais, récemment, un ancien général de la rébellion Seleka estimait dans la presse locale que « les meurtres sans fin de musulmans centrafricains pourraient finir par faire venir al-Qaïda et Boko Haram ».

Source : Rfi.fr
 



Lundi 24 Février 2014 - 11:33



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