Arrestation d’Oumar Sarr: les jeunes libéraux appellent à la résistance face au pouvoir "oppresseur"

Après l’arrestation du coordonnateur national du Parti Démocratique Sénégalais (PDS), ce sont les jeunes libéraux qui montent au créneau. Pour d’une part s’approprier les propos reprochés à Oumar Sarr, et d’autre part appeler à «une vive résistance à la tentation totalitaire du pouvoir selon les jeunes libéraux».



Arrestation d’Oumar Sarr: les jeunes libéraux appellent à la résistance face au pouvoir "oppresseur"
Au vu de leur détermination à faire libérer leur frère de parti et secrétaire général adjoint, on ne peut s’empêcher de se demander s’ils ne voudraient pas rejoindre Oumar Sarr en prison ? En tout cas les jeunes du Parti démocratique sénégalais (Pds) ont publié mardi un communiqué dans lequel ils s’approprient les propos reprochés au coordonnateur de leur parti, tout en demandant au pouvoir de prendre ses responsabilités.

Commentant d’abord l’arrestation d’Oumar Sarr, placé sous mandat de dépôt lundi pour diffusion de fausses nouvelles, faux et usage de faux en écriture privée, l’Union des jeunesses travaillistes et libérales (Ujtl) estime que «cette énième intimidation dont il fait l’objet pour parler d’Oumar Sarr, démontre à suffisance la volonté de ce régime de confisquer toutes les libertés alors acquises de hautes luttes et au prix fort». Ne comprenant pas que le coordonnateur du Pds soit placé sous mandat de dépôt simplement pour avoir signé un communiqué du comité directeur de son parti, les jeunes libéraux «s’approprient totalement et intégralement le même communiqué et invitent le pouvoir à prendre ses responsabilités» se sont ils étranglés hier dans les colonnes du journal l'As, suite à leur rencontre à la permanence Oumar Lamine Badji.

Les jeunes libéraux n’ont pas manqué de mettre en garde le pouvoir de Macky Sall contre toute action qui, à les en croire, serait «nécessairement grosse de graves troubles à l’ordre public». Et d’expliquer : «Sentant bien le naufrage inéluctable, Macky Sall consacre toute son énergie dans une violence inouïe pour espérer faire peur et endiguer la colère qui gronde». Mais, avertissent-ils, «Le Sénégal qui grogne opposera une vive résistance à cette tentation totalitaire et n’acceptera jamais que la violence d’Etat soit retournée contre les citoyens et soit détournée à des fins liberticides de bâillonnement et de répression des populations face aux errements d’un régime devenu impopulaire».

Khadim FALL

Mercredi 23 Décembre 2015 - 08:13



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