Assane Dioma Ndiaye sur la crise Casamançaise : Attention



Assane Dioma Ndiaye sur la crise Casamançaise : Attention
Selon le Président de la Ligue Sénégalaise des Droits de l’Homme (LSDH), «ce qui est grave, c’est qu’on est en train d’entériner une partition de fait du territoire sénégalais ». Pis, « cette affaire révèle au grand jour qu’on accepte qu’il y est des forces armées autres que les forces républicaines et d’une façon et d’une autre dans notre subconscient, on est en train d’accepter qu’il y ait des bases rebelles officielles». Assane Dioma Ndiaye pense qu’il faut revenir à la constitution simplement. Mieux, «l’intangibilité du territoire n’est pas négociable et quand on doit négocier, il faut » au préalable  « déterminer l’objet de la négociation », Mais là, regrette-t-il, on se croirait en Côte d’Ivoire avant les élections où les forces rebelles contrôlent certaines parties du territoire.
 


« Si nous allons dans cette direction » et que « s’il faut négocier en ayant à l’esprit que nous ne contrôlons pas et nous sommes prêts à céder une partie du territoire à d’autres forces, je pense que ce n’est pas ça que les Sénégalais attendent d’un gouvernement », charge Assane Dioma Ndiaye qui indique plutôt qu’«on peut accepter qu’il y est des frustrations, qu’on est causé du tort à des populations de la Casamance, on peut accepter qu’il faut désenclaver la région mais reconnaître des bases rebelles et leur accorder des concessions quant à l’existence de ses bases, peut paraitre tout simplement grave ».
 

Le droit de l’hommiste réagissait après la sortie de Saliou Sambou, l’ancien gouverneur de la région de Dakar, Kaolack, Fatick mais surtout connu pour son rôle dans les différentes opérations et médiation en Casamance dans le revirement du chef rebelle de Kasserole, César Atoute Badiate dans la construction des pistes autour de la Route Nationale (RN) n°6 dans la région du Sud. Selon ce dernier, « On peut regretter ce revirement parce que maintenant on tend vers la paix. Mais  je pense que c’est une anticipation parce que pour eux ils ne veulent pas que les gens se rapprochent de leurs bases et c’est là le problème. Ils ont peur que finalement que ces routes les mettent à découvert.


Je comprends pour la RN6 qui va de Ziguinchor à Kolda, de l’autre côté vers Oussouye, il n’y a pas d’urgence pour faire des routes car des pistes de productions, on en a besoin partout jusqu’à Vélingara, Kabada. Saliou Sambou ne comprend tout simplement pas « pourquoi ils insistent toujours de ce côté-ci ». Ce, d’autant plus prévient-il, à la longue, « cela peut paraitre suspect. La Casamance est très vaste mais on dirait que c’est le Balatankounda et Oussouye qui intéressent les gens hors il y a beaucoup de pistes à faire, je comprends que les gens soient un peu choqués. On va vers des négociations, il ne faut pas qu’il y ait suspicion de part et d’autre. Il faudrait une confiance entre les deux partis sans ça… ». 


Mardi 10 Juin 2014 - 15:21



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