Assassinat d'Hervé Gourdel: l'Algérie poursuit en justice 15 suspects

La justice algérienne a lancé des poursuites judiciaires contre quinze suspects, actuellement en fuite. Ils sont suspectés d'avoir participé à l'enlèvement et à l'assassinat de l'otage français Hervé Gourdel. Parmi les suspects figure Abdelmalek Gouri, dit Khaled Abou Souleïmane, le chef de Jund al-Khalifa, le groupe qui a revendiqué l'assassinat d'Hervé Gourdel.



Les quinze personnes sont poursuivies pour « création d’un groupe armé terroriste », « prise d’otage » et « assassinat avec préméditation ». Le ministre algérien de la Justice, Tayeb Louh, avait annoncé mardi que des suspects avaient été identifiés. Ces 15 personnes seraient en fuite, et des mandats d'arrêt ont été lancés.
On sait désormais que ces 15 suspects sont en fait les membres du groupe terroriste des Soldats du califat (Jund al-Khalifa), qui a revendiqué l’enlèvement et l’assassinat du randonneur français. Tous sont de nationalité algérienne, et la plupart d’entre eux ont fait partie de groupes terroristes dans les années 1990.
Parmi les suspects, il y a Abdelmalek Gouri, 37 ans. Cet homme est le leader du groupe terroriste Soldats du califat, par ailleurs ancien conseiller d'Abdelmalek Droukdel, le leader d’Aqmi (al-Qaïda au Maghreb islamique). Il a fait de la prison dans les années 1990. Les autorités algériennes le soupçonnent d’être à l’origine des attentats d’Alger de 2007.
La piste des cinq accompagnateurs écartée
La justice suspecte également le bras droit d'Abdelmalek Gouri, Abdallah Abou Meriem. Même si les autorités communiquent peu, la vidéo mise en ligne par le groupe terroriste mardi dernier permet d’identifier deux autres membres importants : Abou Abdallah Othman el-Assimi, et Abou Hayane, deux hommes qui sont des anciens d’Aqmi. L’enquête se poursuit, puisque l’armée est toujours déployée dans les montagnes du Djurdjura à la recherche de la dépouille d'Hervé Gourdel.
En revanche, les autorités ont totalement écarté la piste d'une éventuelle complicité des accompagnateurs du Français, pour se concentrer exclusivement sur la piste terroriste. Ces derniers restent néanmoins sous contrôle judiciaire et ne sont pas en fuite. Ils ont été entendus par le juge d’instruction il y a une semaine. La justice leur reproche de ne pas avoir déclaré qu’ils hébergeaient un étranger. Selon la loi, dans ce cas, ils sont passibles d’importantes amendes.

Rfi

Vendredi 3 Octobre 2014 - 10:19



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