Assassinat de trois religieuses au Burundi: le doute persiste

Dimanche 7 septembre, trois religieuses italiennes étaient tuées sauvagement dans leur couvent situé dans la périphérie nord-est de la capitale Bujumbura. Aujourd’hui, l’onde de choc provoqué par ce triple assassinat n’est pas encore retombée au Burundi où l’on se pose beaucoup de questions sur l’assassin présumé détenu par la police, qui passe pour un malade mental.



Le meurtrier présumé des religieuses du couvent de Kamenge a été présenté à la presse mardi 9 septembre RFI/Esdras Ndikumana
Le meurtrier présumé des religieuses du couvent de Kamenge a été présenté à la presse mardi 9 septembre RFI/Esdras Ndikumana

La police du Burundi a connu son heure de gloire mardi lorsqu’elle a présenté à la pressel’assassin présumé de trois religieuses italiennes, deux jours à peine après leur assassinat. Mais dès le lendemain, changement de décor : une radio locale diffuse de nombreux témoignages depuis le quartier de Kamenge où a eu lieu le drame. Ils décrivent l’assassin présumé comme « un véritable fou ».

Selon une information RFI, la police a alors tenté de le faire examiner dans le seul centre neuropsychiatrique du Burundi, dans le même quartier de Kamenge. Le médecin a exigé de l’examiner sans la présence de la police qui a refusé catégoriquement avant de repartir avec son détenu.

La polémique a semé le doute au sein de la population burundaise qui a du mal à croire que l’homme qu’elle a vu à la télévision ait pu planifier le triple assassinat seul. La police, elle, n’en démord pas. Elle assure détenir le bourreau des religieuses et veut le présenter très prochainement devant ses juges en leur laissant la possibilité de déterminer si leur assassin présumé est un malade mental.


Rfi.fr

Dimanche 14 Septembre 2014 - 11:28



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