Assassinat des experts de l'ONU en RDC: des témoins clés manquent à l'appel

Le procès des assassins présumés des deux experts de l'ONU a repris lundi 17 juillet. Plusieurs témoins clés étaient attendus à Kananga et ne se sont pas présentés devant la justice militaire. Parmi eux, l'officier présenté comme en charge des opérations dans le secteur où les experts ont été exécutés. Le major Mbuara Issa aurait été muté à Tshikapa. Pas de nouvelles non plus d'une personnalité mise en cause par les principaux accusés, un ancien chef de milice réputé proche des FARDC.



Jean Bosco Mukanda est le témoin vedette de tout le monde : armée congolaise, ONU, ONG et journalistes. Il a été le premier quelques minutes après l'exécution de Michael Sharp et Zaida Catalan à diffuser l'information de la mort de deux Blancs et à accuser des milices locales, celles de Moyo-Musuila et de Mulumba-Muteba, d'être responsables de cet assassinat.

Cet enseignant, correspondant à ses heures pour la radio du député Clément Kanku, ancien chef de milice devenu informateur à plein temps de l'armée congolaise, a tout vu : la tête de l'experte suédoise, un accompagnateur blessé ramené de force par de présumés miliciens. Jean Bosco Mukanda fait même partie de ceux qui ont permis de localiser les corps des deux experts.

Lui qui disait être menacé depuis des mois par ces chefs de milices pour sa proximité avec l'armée semble avoir su se glisser partout.

Verra-t-on Jean Bosco Mukanda témoigner au procès de Kananga ? Ou même un jour être arrêté ? C'est ce que réclame l'un des principaux prévenus, Evariste Ilunga que l'on voit sur la vidéo de l'exécution des deux experts. Et ce n'est pas le premier. En vain. Jean Bosco Mukanda a été interpellé deux fois très brièvement ces derniers mois, mais ne reste jamais longtemps enfermé.

Rfi.fr

Mardi 18 Juillet 2017 - 11:14



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter