Assassinat politique au Sénégal depuis 1960: Ibrahima Fall et compagnie demande la réouverture de tous les dossiers



Assassinat politique au Sénégal depuis 1960: Ibrahima Fall et compagnie demande la réouverture de tous les dossiers
La direction exécutive provisoire du mouvement Taxaw Temm dirigé par Ibrahima Fall a à travers une déclaration listé des dossiers d’assassinat politique.
 
« Depuis 1960, l’histoire politique de notre pays est jalonnée de violence et de meurtres politiques. Chronologiquement, on peut citer sous le régime du Président Léopold Sédar SENGHOR : l’assassinat du député Demba DIOP, l’exécution  de Moustapha  LO accusé de tentative d’assassinat sur la personne du Président SENGHOR, Omar Blondin DIOP décédé dans des circonstances très troublantes non encore élucidées, mais dont tout porte à croire qu’il s’agit d’un crime politique d’Etat, Alfousseynou CISSE, dirigeant étudiant des événements historiques de Mai 1968, arbitrairement enrôlé dans l’armée et tué à Santhiaba Mandjac lors d’un engagement de l’armée sénégalaise avec les forces colonialistes portugaises en Guinée BISSAU, sans oublier l’affaire du « coup d’Etat de 1962 » dont Mamadou DIA (ancien Président du Conseil), Valdiodio Ndiaye (ministre de l’intérieur de l’époque) qui, ainsi que tous leurs compagnons d’infortune, furent accusés et déportés.

Sous la présidence de Abdou DIOUF, on peut retenir : la mort du commissaire Cheikh Sadibou NDIAYE, de Idrissa SAGNA tué lors de manifestations d’élèves à Ziguinchor, les menaces de mort à l’encontre du juge Kéba MBAYE (Président du Conseil Constitutionnel qui finira par démissionner) et de sa famille, de l’assassinat du Vice-président du Conseil Constitutionnel Me Babacar SEYE, de l’accident mystérieux du journaliste ivoirien Noël Ebony.

Et plus prés de nous, avec le régime de Me Abdoulaye WADE, on note la mort de Balla GAYE étudiant tué lors des manifestations à l’Université Cheikh Anta DIOP, de la tentative d’assassinat de Talla SYLLA, du meurtre de Moussa NDIAYE coordonnateur national du mouvement TEKKI, mais aussi de celle de Mamadou DIOP tué lors des manifestations du M23 contre un troisième mandat de Me Abdoulaye WADE ».

Pour ces affaires comme pour  « celles et ceux qui ont été victimes de la violence des forces de l’ordre lors de manifestations populaires voire torturées à mort », Taxaw Temm demande sans distinction la réouverture, l’examen et/ou le réexamen de toutes ces affaires qui sont les pages noires de notre histoire politique, de 1960 à nos jours.
 
 
 


Vendredi 24 Mai 2013 - 00:12



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