Assises de l’Education et de la formation: la COSYDEP pas contente de la mise en oeuvre - les précisions de la tutelle



Le rapport alternatif de suivi des recommandations issues des assises nationales de l’Education et de la Formation n’a pas abouti à un consensus. Car certains acteurs ont décelé un certain nombre de dérives qui a retardé l’application des différentes recommandations. La Coalition des Organisations en Synergie pour la Défense de l’Education Publique (COSYDEP), en partenariat avec l’ONG Open Society initiative for West Africa (Osiwa) a procédé hier à l’atelier de partage dudit rapport.

«Les points saillants du rapport ont connu un retard. Il y a trois (3) mois de cela, les recommandations des assises nationales n’étaient pas encore mises en œuvre. Voilà ce qu’on peut dire globalement de ces recommandations qui ont été appliquées à hauteur de 25 % parce qu’on est parti de 342 recommandations issues des assises et le Gouvernement en a retenu onze (11) directives qui sont censés regrouper l’ensemble des 342 mesures», précise El Hadji Ngom.
 
A en croire le membre du groupe technique GT8 (Groupe de Travail de huit experts), «même sur ces onze (11) directives, il y en a quatre (4) ou cinq (5) qui connaissent un niveau d’application qui tournent autour de 25 % ».
 
«On n’est pas du tout satisfait de la mise en œuvre des assises nationales de l’Education et de la Formation. Alors que c’est tout le pays qui se réunit pendant des mois avec un budget de 500 millions de F CFA avec 2.000 personnes qui sont mobilisées pour vous dire que c’est le pays qui a parlé», déplore ce dernier. Et d’ajouter : «L’une des priorités, c’est un système éducatif apaisé qu’il faut pour qu’on puisse connaître des années sans aucune perturbation scolaire. Nous voulons également un enseignement technique et professionnel fiable et une bonne gestion gouvernante».
 
Pour la COSYDEP par la voix de son coordonnateur national,: «L’une des mesures qu’il faut prendre, c’est la mise en place d’un comité multiacteur de suivi des recommandations. Et jusqu’à ce comité n’est pas en place… L’Etat du Sénégal devrait travailler de manière résolue à ce qu’on n’ait pas l’impression d’avoir perdu du temps et d’avoir perdu des ressources durant ce travail…».
 
«Nous avions pu détecter les goulots d’étranglement. Nous nous sommes accordés sur la maladie du système. Nous avions proposé des outils et des instruments durant ces assises. Nous sommes en tout cas persuadés que seule la mise en œuvre de ces recommandations pourrait nous permettre enfin de sauver l’école sénégalaise», relève Cheikh Mbow.

La chargée des organisations syndicales du ministère de l’Education nationale apporte des précisions. «Je ne dis pas que ce qu’ils ont dit n’est pas vrai ou pas mais je veux juste préciser deux (2) choses. D’abord la mise en œuvre des conclusions des assises a déjà commencé dans le cadre du Programme d’Amélioration de la Qualité, de l’Equité et de la Transparence (PAQUET). Nous sommes en pleine revue du PAQUET. Nous travaillons avec l’ensemble des acteurs et ce sont les mêmes qui avaient travaillé sur les assises de l’Education et de la Formation. Ils sont assez alertes pour introduire les conclusions des assises dans la révision du PAQUET», soutient Marie Siby Faye dans "Le Populaire". 

Et d’ironiser: «Est-ce qu’on peut parler en 2016 d’évaluation alors qu’on est dans le dynamisme de refondation du système éducatif avec tout ce que cela implique comme acte à poser, comme disposition à prendre relativement à la mise en œuvre». 


Mercredi 5 Octobre 2016 - 10:26



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