Attaque à Nice : Hollande décrète trois jours de deuil national

A la suite de l'attaque, un deuil national de trois jours a été décrété par le Président de la République. Les drapeaux seront mis en berne.



Attaque à Nice : Hollande décrète trois jours de deuil national
Ils sont devenus bien fréquents. Jusqu'à janvier 2015, le deuil national n'était qu'un souvenir un peu lointain. Ils font maintenant partie de l'inlassable boucle post-attentat. Manuel Valls a annoncé un deuil national de trois jours, les 16, 17 et 18 juillet, après l’attaque en camion de Nice, qui a coûté la vie à plus de 80 personnes jeudi.
 
Durant le deuil national, les drapeaux sont mis en berne et hissés à mi-mât sur les édifices publics et les administrations peuvent être fermées. Des temps peuvent être aménagés par les employeurs pour un moment d'hommage et de recueillement.
 
C'est la septième fois durant la Ve République que cette décision est prise. Après l'attaque contre la rédaction de Charlie Hebdo en janvier 2015 et au lendemain des attentats de novembre 2015, un deuil national avait déjà été décrété. Un jour le 8 janvier, trois jours du 15 au 17 novembre.
 
Avant la vague d'attentats de ces derniers mois, le précédent deuil national en France remonte au 14 septembre 2001, trois jours après les attentats aux Etats-Unis. Ce deuil avait été observé dans toute l’Union européenne, qui avait demandé aux Etats membres d’observer trois minutes de silence. Toute activité avait été suspendue à midi : drapeaux en berne, églises sonnant le glas, métros à l’arrêt, programmes de télévision interrompus et rassemblements sur des places publiques.
 
Le 12 novembre 1970, un deuil national avait été décrété en hommage au général de Gaulle, décédé trois jours plus tôt, un an et demi après sa démission. Toutes les administrations publiques et établissements d’enseignement avaient été fermés, les réjouissances publiques et manifestations sportives reportées, ainsi que les audiences dans les tribunaux. La Bourse, les cinémas et théâtres étaient restés fermés.
 
Quatre ans plus tard, le 2 avril 1974, Georges Pompidou décédait au cours de son mandat. Le 6 était décrété journée de deuil national. Selon les dernières volontés du président, toutes les administrations, à l’exception des services d’urgence, étaient fermées, ainsi que les établissements d’enseignement et les salles de spectacle. Les manifestations sportives étaient annulées.
 
Après le décès de François Mitterrand, le 8 janvier 1996 – huit mois après son départ de l’Elysée –, une journée de deuil avait été décrétée le 11, jour des obsèques. Les drapeaux étaient en berne et un «moment de recueillement» avait été observé dans les services publics à l’heure des funérailles à Jarnac (Charentes), dans sa ville natale. En revanche, ce deuil national n’avait pas entraîné la fermeture des services publics, ni des écoles. Les compétitions sportives avaient été maintenues, à la demande de la famille du président défunt.
 
LIBERATION

Khadim FALL

Vendredi 15 Juillet 2016 - 15:00



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