Attaque de Ouagadougou: 4 Nigériens interpellés puis relâchés

Adal Rhoubeid, le candidat à la présidentielle nigerienne, et trois autres Nigériens ont été libérés mercredi soir. Souleymane Alkli Iknane du MNLA et deux autres jeunes ont également été libérés. Ils étaient interrogés dans le cadre de l'enquête sur l'attentat qui a fait 30 morts vendredi 15 janvier à Ougadougou.



Quatre Nigériens étaient détenus par les forces de sécurité dans le cadre de l'enquête. Parmi ces personnes, figurait Adal Rhoubeid, président du Mouvement démocratique pour le renouveau, candidat à la présidentielle nigérienne. Selon une source, Adal Rhoubeid aurait été vu en compagnie des suspects. « On le voit échanger plusieurs fois avec les assaillants et des suspects sur les vidéos de surveillance de l'hôtel », relate cette source.

Plusieurs interpellations ont été faites sur la base de dénonciations des populations. Mais de nombreuses personnes ont été relâchées après les différentes vérifications. 

Interpellé, puis relâché, Mossa Ag Attaher, le porte-parole du MNLA trouve tout à fait normal que les forces de sécurité mènent les enquêtes, mais ce qu'il déplore, ce sont les « perquisitions musclées » et « sans mandats ». « Nous sommes prêts à collaborer pour la manifestation de la vérité, si nous sommes sollicités », a-t-il proposé. Il appelle par ailleurs les autorités burkinabè à réagir contre l'amalgame qui est fait entre les touaregs et les terroristes.

Un représentant du MNLA à Ouagadougou affirmait mercredi que plusieurs personnes étaient alors entre les mains des forces de sécurité. Parmi ces personnes figurait Souleymane Akli Iknane, un officier du MNLA de la base du Gourma, qui a été finalement libéré mercredi soir. Selon ce responsable, il aurait été interpellé suite à une visite à Adal Rhoubeid, le candidat à la présidentielle nigérienne à l'hôtel Splendid au Burkina dans le cadre de sa campagne.

Une source sécuritaire assure qu'il s'agissait d'interrogatoires pour « vérifier l'identité et l'agenda de ces personnes ». « Ce qui est sûr, nous avons toutes les vidéos de surveillance. Les analyses se poursuivent », précise le procureur. Les enquêteurs burkinabè bénéficient du soutien d'experts français, canadiens, américains et de policiers nigériens.

Source: Rfi.fr



Jeudi 21 Janvier 2016 - 08:59



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter