Attentat à Bamako: les enquêteurs avancent à tâtons

Après l’attaque meurtrière survenue dans la nuit de vendredi à samedi dans un bar-restaurant de Bamako, le lycée français a rouvert ses portes, ce mercredi matin, après une fermeture de 48 heures qui a permis de mieux sécuriser l’établissement et de renforcer les contrôles des voies d’accès. Le nombre de gendarmes maliens déployés a plus que doublé et tous les élèves étaient au rendez-vous, ce matin, pour la rentrée. Cependant, la prudence reste de mise. L’enquête se poursuit, mais les suspects n’ont toujours pas été identifiés.



Cinq jours après l'attaque, la scène du drame est toujours gelée. Le patron de l'établissement n'a pas eu pour l'instant le feu vert pour nettoyer les lieux en vue d'une réouverture. Photos, prélèvements, relevés d'indices....L’heure est toujours à la collecte des indices matériels pour mieux cerner ce qui s’est passé vendredi dernier, et remonter jusqu’à l’identité des auteurs de l’attaque.

Les enquêteurs français, arrivés dimanche soir dans le cadre de la procédure ouverte après la mort du jeune français, Fabien Guyomard, sont toujours à pied d’œuvre. Ils étaient encore, ce mercredi, sur le site de la Terrasse, le bar-restaurant, et se sont également entretenus longuement avec les policiers maliens du troisième arrondissement chargés, eux aussi, de l’enquête.

Le doute plane encore sur le véhicule noir utilisé par les assaillants. Plusieurs marques sont avancées. De source judiciaire, on espère que l’analyse d’une vidéo tournée le soir de l’attaque permettra bientôt d’en savoir plus.

Témoignages

Les témoignages, eux, auraient déjà permis d’élaborer des portraits-robots qui sont en train d’être finalisés. Les interrogatoires doivent aussi se poursuivre ce jeudi.Le lieu était plein au moment de la fusillade et nombreux sont ceux qui peuvent raconter, notamment parmi les employés du bar. Mais aucun appel n'a été lancé aux clients présents ce soir là. « Ce n'est pas parce qu'ils étaient sur place qu'ils ont quelque chose d'interessant à raconter », justifie un policier malien chargé de l'enquête.Cinq personnes au moins sont toujours recherchées, mais plus le temps passe, plus la probabilité de les rattraper diminue, surtout s’ils ont déjà quitté la capitale, ce qu’ils ont pu faire sans aucune difficulté, de l’avis de tous. « C’est une enquête difficile », résume une source proche du dossier qui regrette que tous les services concernés ne partagent pas leurs informations.


Rfi.fr

Jeudi 12 Mars 2015 - 09:29



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