Attentat en Tunisie: Un touriste britannique sauve sa compagne des balles sur la plage de Sousse

Un réflexe héroïque malgré la panique. Matthew, un Gallois de 30 ans, a protégé sa compagne en faisant rempart de son corps, lors de l’attaque terroriste qui s’est déroulée à Sousse en Tunisie, vendredi.



Attentat en Tunisie: Un touriste britannique sauve sa compagne des balles sur la plage de Sousse
Le couple se trouvait sur la plage, allongé sur des transats lorsqu’il a entendu les tirs de kalachnikov. Trop tard pour fuir. Mais dans un sursaut de conscience, Matthew a quand même eu le réflexe de protéger sa compagne Sarah.

« Il m’a dit : "Je t’aime. Mais pars" »
 
« Matthew s’est mis devant moi, il a pris une balle à ma place. Quand il a essayé de bouger, on lui a tiré dessus à nouveau. Puis encore une troisième fois. Il criait et le sang coulait partout. Je criais aussi, c’était le chaos », raconte la jeune femme dans le Daily Mirror
 
Blessé à l’épaule, à la hanche et à la poitrine, Matthew a vu sa dernière heure arriver et a alors adressé des paroles définitives à sa compagne : « Il m’a dit : "Je t’aime. Mais pars. Dis à nos enfants que leur père les aime" », confie-t-elle encore au Daily Mirror. « C’était la chose la plus courageuse que j’ai jamais vue de ma vie. Mais j’ai dû le laisser sous le transat parce que le tireur risquait de revenir », explique-t-elle.

« Je ne savais pas s’il était mort ou vivant »
 
La jeune femme s’est alors réfugiée dans l’hôtel et s’est cachée dans un placard jusqu’à la fin de l’assaut, pensant que son compagnon était décédé. « Je ne savais pas s’il était mort ou vivant. J’ai même soulevé des draps blancs en cherchant son corps. »
 
Mais Matthew a survécu à ses blessures. Pris rapidement en charge par les secours, il a été opéré à l’hôpital de Sousse et est actuellement en soins intensifs. « Son bassin a été brisé par les balles, il a fait une crise cardiaque mais il est vivant », déclare la jeune femme.
 
Traumatisé, le couple attend désormais son rapatriement : « Nous voulons juste rentrer à la maison. Je sais à quel point nous sommes chanceux d’être en vie parce que j’ai pu voir tous les corps des personnes qui ne le sont plus », confie Sarah.
 
 


Dimanche 28 Juin 2015 - 13:52



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