Au Brésil, Dilma Rousseff n'a pas convaincu et les contestataires ne désarment pas

De nouvelles manifestations ont eu lieu ce samedi 22 juin au Brésil, preuve que le discours conciliateur de Dilma Roussef n'a pas convaincu les Brésiliens qui manifestent depuis deux semaines désormais contre la vie chère, la corruption et pour réclamer de meilleurs services publics, notamment en matière de santé et d'éducation.



Au Brésil, Dilma Rousseff n'a pas convaincu et les contestataires ne désarment pas

Samedi, la plus grande mobilisation a eu lieu à Belo Horizonte, une grande ville de l’intérieur. Environ 70 000 personnes sont descendues dans les rues de la capitale de l’Etat du Minas Gerais. Les manifestations ont eu lieu en marge du match Japon/mexique de la Coupe des Confédérations, accueillie actuellement par le Brésil. Et le duel sportif a inspiré les slogans des protestataires qui scandaient entre autres « la coupe pour qui ? »


Aux jets de pierre, la police a répondu avec du gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc. Plusieurs personnes ont été blessées, cinq policiers, six manifestants et un reporter.


A Salvador de Bahia où le Brésil affrontait l’équipe de l’Italie (un match gagné 4 à 2), certains supporteurs dans le stade ont brandi des pancartes reprenant quelques slogans des grandes manifestations, comme «descendons dans la rue pour changer le Brésil


A Rio de Janeiro la mobilisation ne s’est pas non plus affaiblie, elle a touché plusieurs quartiers de la ville. Environ soixante personnes se sont rassemblées devant l’immeuble du gouverneur de l’Etat de Rio. Ils demandaient des explications sur les coûts de la rénovation du stade Maracana et les liens que le gouverneur entretient avec l’entreprise de construction.


Les Brésiliens restent mobilisés


L’allocution de Dilma Roussef, qui a promis vendredi, de lutter plus efficacement contre la corruption, n’a pas convaincu les manifestants. De fait, à Salvador, les Brésiliens rencontrés se sont montrés très déçus de la réaction de Dilma Rousseff. Selon eux, la présidente n’a absolument rien compris de leurs revendications.


Même le mouvement Passa Livre, qui était à l’origine des manifestations contre la hausse du prix du ticket de transports, et avait annoncé il a quelques jours se retirer de la vague de contestation, va reprendre les manifestations à Sao Paulo. Selon un sondage publié par la revueEpoca, 75 % des Brésiliens soutiennent la mobilisation sociale.


Rfi

Dimanche 23 Juin 2013 - 18:11



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