Au Burkina Faso, cette jeunesse qui défend et consolide la démocratie

Au Burkina Faso, des jeunes venus de plusieurs pays africains participent à un colloque sur le thème «Participation citoyenne des jeunes au renforcement de la démocratie et de la cohésion sociale pour un développement durable». L'organisation de ce colloque vise à susciter la réflexion autour de la participation des jeunes en matière de défense de la démocratie et leur rôle dans la sauvegarde et la consolidation de la cohésion sociale, selon le président la transition Michel Kafando. Et au Burkina Faso la jeunesse continue de jouer son rôle dans cette consolidation de la démocratie.



Assis dans son bureau, Ghislanin Zoeteyandé, président de l'association Zama Veneem, sélectionne les messages pour sa nouvelle campagne de sensibilisation. Profitant d'une collaboration avec une trentaine de radios privées, l'association diffuse ses messages en plusieurs langues.

« On a fait un message : ne soyons pas des militants suivistes. On rappelle qu’il y a eut certaines périodes, où des chefs de partis ont dit que « même si il faut brûler pour rester dans ce pays on va brûler ». Donc on dit aujourd’hui, « même le chef peut se tromper, ce n’est qu’un homme ». Mais quand il se trompe, c’est à nous, les militants, de lui dire qu’il se trompe », soutient Ghislanin Zoeteyandé.

Au siège de l'association pour la démocratie et la participation citoyenne, Yaya Karambiri et ses camarades, qui ont participé aux manifestations contre la modification de la Constitution  s'activent à la rédaction d'un document.

« C’est un recours qu’on va sûrement déposer au Conseil constitutionnel contre des candidats qui ont ouvertement soutenu la modification de l’article 37 de la Constitution qui a plongé le pays dans une période transitionnelle. Donc pour nous, au regard du nouveau code électoral, notamment sur l’article 135, ces personnes-là sont donc inéligibles », estime Yaya Karambiri.

 

Une heure plus tard, le recours est déposé au greffe du Conseil constitutionnel. « C’est une bataille judiciaire étant donné que nous savons que selon la Constitution, les décisions du Conseil constitutionnel ne sont plus susceptibles de recours. » Selon ses militants d'associations, les dirigeants africains doivent désormais tenir compte de la jeunesse avant toute décision.


Rfi

Jeudi 13 Août 2015 - 13:31



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