Au Burkina Faso, la tension ne retombe pas au ministère du Transport

Ce qu’on pourrait appeler le bras de fer entre les agents du ministère des Infrastructures et du Transport et leur ministre continuent. Ce mardi 23 décembre, les travailleurs ont encore manifesté pour exiger son départ.



La gare de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso Creative commons/Sputniktilt
La gare de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso Creative commons/Sputniktilt

Les travailleurs s’inquiètent face aux révélations de la presse. Selon le délégué du personnel, Mbi Yameogo, le journal Reporter a accusé Moumini Guiguemde d’avoir fait de « la prison aux Etats-Unis, et d’avoir immatriculé frauduleusement un avion pour le hadj 2011». Des accusations que rejette l’intéressé. Face une telle situation, les manifestants avaient obtenu de leur ministre la publication d’un démenti officiel, chose que tarde à exécuter celui-ci.

Pour les agents du ministère burkinabè des Infrastructures, les faits reprochés à leur ministre sont graves et celui-ci avait promis d’apporter un démenti officiel. Ce qui n’est jusque-là pas le cas.

Deux identités différentes

« Depuis le 27 novembre, explique Mbi Yameogo, nous avons demandé au ministre de sortir des mensonges et de s’expliquer sur les allégations qui sont portées contre lui et nous faire la preuve, notamment, qu’il est qualifié pour diriger le ministère, ce qu’il n’a pas fait. »

Documents à l’appui, le délégué du personnel Mbi Yameogo reproche au ministre d’utiliser deux identités différentes. Le nom figurant sur sa lettre de mission est différent de celui sous lequel il exerce dans son cabinet. Les manifestants ont fini par quitter les locaux du ministère dès l’arrivée des forces de sécurité. Mais ils promettent d’autres rassemblements jusqu’à obtenir la vérité sur le passé de leur nouveau ministre.


Rfi.fr

Mercredi 24 Décembre 2014 - 10:40



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