Au Burkina Faso, ouverture de la tombe de Thomas Sankara

Depuis près de trente ans, la sépulture multicolore du cimetière de Dagnoën, à Ouagadougou, recouvre une icône africaine, mais aussi un mystère. Elle a été ouverte mardi 26 mai pour tenter de lever une interrogation : est-ce bien la dépouille de Thomas Sankara qui repose en son sein ? Si tel est le cas, l’enquête devra tenter de déterminer par la suite les conditions exactes dans lesquelles l’ancien président du Burkina Faso a trouvé la mort le 15 octobre 1987, à 37 ans, avec douze de ses compagnons, avant d’être enterré dans la plus grande discretion.



 

Trois mois après la disparition de ce putschiste iconoclaste, arrivé au pouvoir en 1983 et renversé quatre ans plus tard par son frère d’armes Blaise Compaoré, le certificat de décès établit que la mort était de cause « naturelle ». Une version à laquelle même son tombeur n’a pas souscrit. Suspecté d’être le commanditaire du meurtre, l’ex-président Compaoré déclara que le décès de son prédécesseur était le fait d’« un accident ». Il aura cependant fallu attendre sa chute en octobre dernier pour que la justice soit autorisée à ouvrir une enquête, dix-huit ans après la première plainte contre X pour assassinat...


LE MONDE.fr

 



Mercredi 27 Mai 2015 - 13:46



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