Au Burundi, le gouvernement demande la fermeture du bureau de l'ONU

Au Burundi, le gouvernement juge que la présence d’un bureau des Nations unies, Bnub, dans ce pays sorti de la guerre civile depuis 2006 n’est plus nécessaire. Il a envoyé deux notes verbales demandant sa fermeture dès la fin 2013. Et depuis quelques jours, une mission d’évaluation envoyée par le Conseil de sécurité est sur place et a déjà rencontré plusieurs membres du gouvernement, les partis politiques ou encore la société civile. C’est le chef de cette délégation qui a vendu la mèche à la presse jeudi 7 novembre, alors que la mission se voulait discrète.



La mission d’évaluation est à Bujumbura pour établir un rapport sur la situation au Burundi et l'éventuelle fermeture du Bnud. REUTERS/Carlo Allegri
La mission d’évaluation est à Bujumbura pour établir un rapport sur la situation au Burundi et l'éventuelle fermeture du Bnud. REUTERS/Carlo Allegri

Cette mission d’évaluation est à pied d’oeuvre depuis lundi 4 novembre et en quatre jours, elle a déjà beaucoup d’interlocuteurs. Tous ou presque, ne veulent pas entendre parler d’un retrait du Bureau des Nations unies au Burundi à la fin de cette année, comme le demande le gouvernement burundais.
 

La raison  ? Après le retrait de l’opposition des élections générales de 2010 dans ce pays, le Burundi a failli retomber dans la guerre civile. Aujourd’hui, pouvoir et opposition sont engagés dans un dialogue politique initié par le Bnub, alors que ce pays s’apprête à vivre en 2015 des élections générales qui s’annoncent cruciales. Ils assurent que ce n’est donc pas du tout le moment de fermer le bureau des Nations unies, à moins d’avoir un agenda caché.


Le Bnud nuit à l'image du Burundi


Les tenants de la ligne dure eux, qui ont déjà demandé par deux fois le départ du Bnub, jugent que le Burundi a déjà retrouvé paix et stabilité. Par conséquent, cette présence onusienne nuit désormais à l’image du pays.
 

La mission d’évaluation devra quitter Bujumbura durant le week-end pour New York, où elle doit rendre son rapport. Une décision est attendue avant fin février 2014, mais des sources diplomatiques estiment d’ores et déjà que l’heure de se désengager de ce pays encore fragile n’a pas encore sonné pour les Nations unies.

Source : Rfi.fr
 


Dépéche

Vendredi 8 Novembre 2013 - 12:27



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