Au Burundi, une nuit sous très haute tension dans la capitale

La nuit dernière a été plus que mouvementée à Bujumbura, la capitale du Burundi. Ce regain de violences touche trois quartiers : Jabe, Nyakabiga et Musaga, trois hauts lieux de la contestation. Des détonations de grenades, des tirs de fusils et même de roquettes ont été entendus dans la nuit entre mardi et mercredi. A la mi-journée ce mercredi 2 septembre, ils se faisaient encore entendre dans le quartier de Musaga.



Détonations de grenades, des tirs de fusils et même de roquettes; la nuit a été terrible à Bujumbura, surtout à Nyakabiga selon un riverain. AFP PHOTO/PHIL MOORE
Détonations de grenades, des tirs de fusils et même de roquettes; la nuit a été terrible à Bujumbura, surtout à Nyakabiga selon un riverain. AFP PHOTO/PHIL MOORE

C'est la première fois depuis un mois et demi qu'un tel niveau de violences est atteint au Burundi. Les premiers tirs ont été entendus en début de soirée. La nuit a été terrible, surtout à Nyakabiga, selon un riverain avec lequel RFI s'est entretenu.

A Jabe, autre quartier contestataire, un corps sans vie a été retrouvé, selon des habitants. Ces derniers affirment qu'il s'agissait d'une personne étrangère au quartier. Très vite, des policiers ont tiré en l'air pour disperser le groupe qui s'était formé autour du corps. Des fouilles de certaines maisons ont eu lieu dans la foulée. On parle de plusieurs arrestations.

Enfin, à Musaga, les tensions se poursuivent. Les rafales de tirs alternent sporadiquement avec les explosions de grenades. La police a repris le contrôle de la route nationale qui traverse le quartier, mais les habitants parlent de barricades à l'intérieur, de pneus qui brûlent.

« Les jeunes sont en colère après la mort de deux habitants dans la nuit de dimanche à lundi. Ils ont repris les rondes et disent qu'ils en ont marre d'être tués ou arrêtés », explique un habitant.

 

Selon un haut responsable de la police, les trois quartiers sont bouclés par ses hommes et l'armée. Des opérations de fouilles sont en cours. Personne ne peut en sortir. D'après des sources officielles locales, quatre personnes sont mortes depuis mardi soir.


Rfi

Jeudi 3 Septembre 2015 - 09:36



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