Au Gabon, la condamnation des crimes rituels n'en finit pas de faire polémique

Les crimes rituels, cette pratique qui consiste à prélever des organes humains pour faire des fétiches censés procurer un pouvoir magique, suscite encore la polémique. Samedi 22 juin, l’UPG (l'Union du peuple gabonais), un parti de l’opposition, a demandé au président gabonais de mettre en place une commission indépendante chargée de faire la lumière sur tous les crimes. À l’origine de la sortie de l’UPG, la libération en mai dernier de deux présumés assassins d’une jeune femme dont des organes génitaux avaient été prélevés.



Bruno Ben Moubamba, le porte-parole de l'UPG qui réclame que toute la lumière soit faite sur les crimes rituels au Gabon. (Source : www.moubamba.org)
Bruno Ben Moubamba, le porte-parole de l'UPG qui réclame que toute la lumière soit faite sur les crimes rituels au Gabon. (Source : www.moubamba.org)

L’Union du peuple gabonais  (UPG) accuse la justice et le pouvoir de faire du cinéma s’agissant des crimes rituels. Le parti est choqué de constater que la grande marche du 11 mai  dernier contre les crimes rituels, n’a pas permis au pouvoir d’Ali Bongo  de jeter en prison les bourreaux et leurs complices.

« Nous nous sommes étonnés de la libération en mai dernier au tribunal de Libreville de deux assassins qui avaient tué une jeune femme en 2011, indique Bruno Ben Moubamba, porte-parole de l’UPG. Ils ont reconnu les faits. Les Gabonais se sentent en danger lorsqu’il n’y a plus de justice ».

Des politiques mis en cause par la justice

Pour sa part, l’Union pour le développement de la liberté, un petit parti de la majorité présidentielle, a, dans une conférence de presse, renouvelé sa confiance à la justice gabonaise : « Du moment que la justice s’est saisie du dossier, nous savons lui faire confiance, assure Serge Atsame Engama, porte-parole du parti. Ne court-circuitons pas la procédure ».

Sujet tabou il y a quelques mois, les crimes rituels font l’objet d’un grand déballage. Des ministres en fonction ou à la retraite ainsi que des parlementaires, sont sérieusement secoués par la justice, mais personne n’a été reconnu coupable à ce jour.
Source: RFI



Lundi 24 Juin 2013 - 11:45



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