Au Gabon, les mourides préparent leur Grand Magal

Les fidèles de la puissante confrérie sénégalaise des mourides préparent leur pèlerinage vers la ville sainte de Touba au Sénégal : le Grand Magal. Il aura lieu dans un mois, et pour mieux appréhender cet événement qui marque la déportation au Gabon du créateur de la confrérie, Cheikh Ahmadou Bamba, la haute hiérarchie de la confrérie a choisi de camper durant une semaine au Gabon. Ce dimanche 26 octobre, la très forte délégation venue du Sénégal et les mourides du Gabon ont organisé un mini-pèlerinage sur les traces de Cheikh Ahmadou Bamba à Libreville.



Vêtus de leurs grands boubous, ils ont marché fièrement dans les rues de Libreville, au Gabon, brandissant les portraits et banderoles à la gloire du créateur de leur confrérie,Cheikh Ahmadou Bamba.
Les mourides du Sénégal et du Gabon étaient à la mosquée de Montagne sainte, où priait leur guide, pour la première étape de leur procession, ce dimanche 26 octobre.
« C’est une fierté vraiment pour nous d’être au Gabon parce que Cheikh Ahmadou Bamba a vécu dans ce pays-là », a déclaré un mouride sénégalais, au milieu des chants des « frères ». Puis le cortège des fidèles a cheminé sur le débarcadère où Cheikh Ahmadou Bamba avait accosté en 1895.
« Aujourd’hui on est en train de préparer le Grand Magal de Touba pour les Mourides. Cheikh Ahmadou Bamba, c’est quelqu’un que les Blancs ont amené ici en exil. C’est pour cela qu’on a commencé ici la mobilisation », a expliqué un autre membre de la délégation sénégalaise.
La troisième étape de la procession a été le débarcadère où le fondateur du mouridisme avait embarqué pour regagner son pays, le Sénégal, après sa punition au Gabon.
Le pèlerinage s'est achevé devant la mosquée centrale à la grande satisfaction de Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, petit-fils d'Ahmadou Bamba : « Je crois qu’aujourd’hui, toute la communauté des mourides est heureuse et fière. »
Cheikh Ahmadou Bamba fut résistant sénégalais. Les colons français l'avaient déporté au Gabon où ils espéraient le voir mourir. Détenu à Libreville, Port-Gentil et Mayumba, il regagna son pays sept ans plus tard
  avec Rfi


Lundi 26 Octobre 2015 - 09:32



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