Au Mali, le point sur l’accord de paix, près de dix mois après sa signature

A Bamako, groupes armés, partie gouvernementale, médiation et représentants de la mission de l'ONU se sont retrouvés pendant deux jours lors de la septième session du Comité de suivi de l’accord de paix. L’objectif : faire avancer l'application de l'accord et faire le point de sa mise en œuvre sur le terrain, environ dix mois après sa signature.



Depuis sa signature, il y a des avancées en matière d’application de l’accord de paix. Par exemple, l’annonce d’une mise en place d’autorités transitoires dans les cinq régions administratives du nord du Mali. Elles seront composées de représentants des groupes armés et de l’Etat pour gérer pendant six mois les collectivités locales. Il y a également le cessez-le-feu, respecté par tous.

Le ministre malien de la Réconciliation nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed, qui a participé aux travaux de la septième session du Comité de suivi de l’accord, a rappelé également la création de la Commission Vérité Justice et Réconciliation dont la deuxième personnalité, une femme, est issue de la rébellion.

Représentativité des populations du Nord

Mais beaucoup restent à faire : retour des réfugiés, nécessité de multiplier les patrouilles mixtes pour le retour de la confiance, question de faciliter le processus de cantonnement.

De son côté, maître Harouna Touré, de la plateforme gouvernementale, souligne la nécessité d’une meilleure représentativité des populations du Nord, comme le stipule l’accord.

Dans l’immédiat, groupes armés, alliés au pouvoir et rebelles demandent l’application d’une mesure qui figure dans l’accord : un plan humanitaire d’urgence en faveur des populations du septentrion et faciliter le retour des déplacés.
Avec rfi


Vendredi 11 Mars 2016 - 09:59



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