Autonomisation et leadership des jeunes: l’exemple de «Jappo Liguey» et l’appui de Plan international

Plan International a organisé une visite de terrain pour rencontrer un groupe de jeunes filles et de femmes dans leur environnement, dans la banlieue de Dakar. Regroupées dans "Jappo Liguey", ces dernières ont vu leur vie changer du tout au tout grâce à une alphabétisation financière, la constitution de capital en petits groupes. Un renforcement de leur pouvoir économique qui leur permet aujourd’hui d’être économiquement plus actives et socialement responsables; avec un leadership et des compétences sociales améliorées. La Journée internationale de la femme du 8 mars 2016 est ainsi lancée.



Cet engagement a motivé le groupe ‘’Jappo Liguey’’ à entreprendre. Ce, pour façonner leur propre vie et leur environnement. «L’association, c’est comme une famille, nous sommes des sœurs et c’est grâce à Oumou Dieng, notre présidente, que nous sommes motivées. On avait commencé par cotiser 100 francs par personne tout au début de la création du groupe en 2012. Mais aujourd’hui, quatre (4) ans après, on est à 400 F CFA par personne. Tout un chacun essaie de cotiser 2000 F CFA les vendredis. Pour le moment, on ne pense même pas à faire recours à la banque parce que, l’argent qui se trouve au niveau  de notre caisse nous sert de prêts entre nous avec un intérêt de 5000 F CFA», explique la secrétaire générale.

Maïmouna Diop d'ajouter: « Nous avons deux (2) caisses, l’une c’est pour la solidarité en cas de nécessité et l’autre c’est la tontine. Chaque année on se partage l’argent de la caisse de tontine, et c’est ce qui m'a permis d’acheter un réfrigérateur, l’année passée. Nous sommes ambitieuses et nous croyons fortement à notre projet; ce qui fait qu'il y a des règles et de l’ordre pour son bon déroulement ».
 
Membre de "Jappo Liguey", Salla Ba abonde dans le même sens. «Si nous sommes arrivées à ce stade aujourd’hui, c’est grâce à notre courage. Au début, nous étions 23 filles et maintenant nous sommes 30. Grâce à ce projet, j’ai pu réaliser mes rêves et subvenir à mes besoins. La caisse m’avait prêté 50.000 F CFA et avec cette somme, je suis partie en Mauritanie acheter des marchandises pour les revendre. Il faut noter aussi qu’on ne fait pas de prêt à quelqu’un qui ne fournit pas d’efforts car on ne veut pas avoir des problèmes. Le groupe est composé de jeunes femmes âgées entre 18 et 25 ans. Par ailleurs, ce que nous attendons de Plan International, c’est un soutient et de l'aide», dit-elle. Quant à Mariama Diallo, c'est grâce au projet qu'elle a pu acheter une machine à coudre.
 
«La réalisation de l’égalité des sexes et l’autonomisation des filles et des femmes font partie des dix-sept (17) Objectifs du Développement Durable (ODD) adoptés en Septembre 2015 par l’Assemblée Générale des Nations Unis», décline la responsable de Plan international.

«L’égalité des sexes, c’est donné aux femmes et aux hommes, sans discrimination, l’espace et les compétences pour une contribution au développement social et économique de leur communauté. Cela commence maintenant, avec les jeunes, filles et garçons d’aujourd’hui qui seront les adultes de 2030 », poursuit Florence Cissé.

Selon cette dernière, au Sénégal, Plan International Sénégal a permis à près de 41 000 jeunes garçons et filles confondus de bénéficier de projets de micro finance et plus de 10.000 habitent la banlieue. Ces projets en microfinance qui visent à doter les jeunes de compétences de vie et de compétences financières, contribuent en grande partie à donner aux filles et aux femmes les moyens de participer pleinement à la vie économique, essentiel pour édifier des économies solides, réaliser les objectifs de développement, améliorer la qualité de leur vie, celle des hommes, de leurs familles et communautés ».

Ibrahima Mansaly et Aminata Diouf (Stagiaire)

Jeudi 3 Mars 2016 - 13:15



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