Avocat de la famille de feu Mamadou Diop, Me Assane Dioma Ndiaye dénonce

Le constat est là selon ce dernier : le dossier de l’étudiant tué lors des violences pré-électorales avant la présidentielle de 2012, est «au point mort ». Le président de la Ligue Sénégalaise des Droits de l’Homme (LSDH) d’interpeller les autorités.



«Je dois malheureusement avouer que ce dossier n’a pas connu d’évolution majeur malgré la constance des faits et malgré les témoignages qu’on a pu recueillir à l’époque, vidéos, même des personnes qui étaient blessées au moment des faits…On n’a pas eu le traitement judiciaire escompté, on nous a dit que personnes étaient inculpés mais non détenus. Il n’y pas eu de détention dans cette affaire, si bien que ce dossier est pratiquement au point mort », dénonce le droit de l’hommiste. Me Assane Dioma Ndiaye de marteler: «Je ne vois pas en quoi une audience dans ces conditions pourrait servir à quelque chose si l’information n’a pas été faite de façon exhaustive, rigoureuse,  de manière à présenter devant le juge des éléments qui permettent une éventuelle condamnation.


Aujourd’hui cette personne n’aura jamais dû être en liberté, on aurait dû avoir suffisamment de consistance dans cette information. D’abord, l’ordre que le Doyen demandait est venu très tardivement, les faits sont restés pratiquement beaucoup de temps sans être instruits,… ».  Le président de la LSDH sur les ondes de la Rfm, ne le cache pas. «Nous n’avons pas beaucoup d’espoir par rapport à un éventuel renvoi au Tribunal pour jugement. Je ne pense pas que dans ces conditions qu’on puisse avoir un procès pour la manifestation de la vérité », dit-il. 


Samedi 31 Janvier 2015 - 13:14



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