BES DU ÑAKK menace Abdoulaye Daouda Diallo: "Nul ne pourra nous empêcher de prendre part aux élections locales"



BES DU ÑAKK menace Abdoulaye Daouda Diallo: "Nul ne pourra nous empêcher de prendre part aux élections locales"

BES DU ÑAKK répond au communiqué du ministre de l'Intérieur Abdoulaye Daouda Diallo qui tentait de donner des explications sur la non-délivrance du récépissé de ce partie politique. Selon BES DU ÑAKK, dans l'avant-dernier paragraphe, Monsieur le Ministre fait l'apologie d'un Etat rigoureux, soucieux du droit des citoyens, non sans préciser, que « le droit positif sénégalais n'enferme pas l'administration dans un délai ». Il conclut, en demandant à tous les requérants, de s'armer de patience tout en les invitant « à la retenue et à laisser l'administration accomplir son travail dans la sérénité ».


Selon le mouvement politique de Serigne Mansour Sy Diamil, en théorisant dès à présent l'accès aux leviers de commande de l'Etat par les partis politiques en même temps que le Droit Sénégalais qui ne l'enferme pas dans un délai, le ministre de l'Intérieur se projette déjà vers l'élection Présidentielle en 2017 et tente par le dilatoire et avec des banalités désolantes, de renvoyer la délivrance du récépissé de BES DU ÑAKK aux Calendes Grecques, du moins pas avant les élections locales du 29 juin 2014. Mais c'est peine perdue, car nul ne pourra nous empêcher de prendre part à ce rendez-vous électoral avec les citoyennes et citoyens Sénégalais.


De l'avis des membres de ce parti, le seul obstacle que le ministre voit pour l'atteinte des objectifs de son parti l'APR et de son Président, pour 2017, est en réalité le mouvement BES DU ÑAKK, alors que comble de paradoxe, nous sommes encore dans une même coalition et n'avons pas comme obsession d'accéder « aux leviers de commande de l'Etat » !


Le mouvement répond que devant cette situation de dangers pour notre Démocratie, il n'accepte pas que le ministre esquive les questions de fond par des généralités sans intérêt pour les Sénégalais. Il est par conséquent utile de vous rappeler des faits avérés : 1. BES DU ÑAKK a déposé sa demande de récépissé le 07 mai 2013 et vos services du Ministère de l'intérieur l'ont reçue dès le lendemain 08 mai 2013. Les procédures d'enquête de moralité ont été bouclées depuis longtemps par la police, qui a longuement interrogé Serigne Mansour Sy Djamil, ainsi que deux autres membres du Directoire National, qui jouissent tous d'une honorabilité respectable ;


2. Il convient de vous rappeler, M. le Ministre puis que vous parlez de « retenue », que la démesure n'est pas de notre côté mais du vôtre. Le dossier est dans le bureau du Ministre de l'intérieur depuis l'époque du Général Pathé SECK qui a quitté le gouvernement depuis 7 mois, précisément le 1er septembre 2013. Donc ce dossier qui n'attendait que votre signature a traîné dans votre bureau plus longtemps que le temps des enquêtes de police. Comme vous nous invitez à plus de retenue, nous vous demandons à notre tour, de faire preuve de plus de circonspections et de sagacité dans la gestion de notre dossier. Si vous avez refusé jusqu'à maintenant de nous délivrer notre récépissé, c'est que vous avez vos raisons que nous vous saurions gré de nous dévoiler ;
 


3. Vous aviez promis aux Députés de BES DU ÑAKK Cheikhou Oumar Sy et le Président Mansour Sy Djamil, de signer le récépissé ; qu'en outre, le Président Macky Sall en personne vous aurait donné des instructions fermes dans ce sens. Depuis cette promesse, 5 mois se sont écoulés et l'article 73-1 de la loi organique n°2008-35 du 07 août 2008 portant création de la Cour suprême assimile un "silence gardé plus de quatre mois sur une réclamation, par l'autorité compétente", à un refus ;


Nous voulons bien croire à votre impartialité et à la non-discrimination de BES DU ÑAKK que vous proclamez urbi et orbi. Vous auriez pu nous en convaincre davantage et en même temps beaucoup d'autres Sénégalais, en publiant in extenso la liste des partis ayant déposé leur demande de reconnaissance à compter du 07 mai 2013 ainsi que la liste de ceux d'entre eux qui ont déjà obtenu leur récépissé.


Monsieur le Ministre, une démocratie ne se décrète pas ni ne se mesure aux incantations de bonne volonté : avant toute Démocratie, avant les textes de loi que vous citez, il faut au préalable des Démocrates ! Et ce que vous, votre parti et le chef de votre parti, êtes en train de dérouler devant l'opinion nationale et internationale, est aux antipodes d'une Démocratie.

Des millions de Sénégalais croyaient que ces pratiques des républiques bananières étaient révolues dans un pays comme le Sénégal qui se vante d'être la vitrine de la démocratie en Afrique. L'histoire politique dans notre pays a connu de telles injustices dans le passé, comme en atteste le traitement scandaleux qu'un autre parti et un autre Président de la République avaient fait de la demande de récépissé de l'éminent savant Sénégalais Cheikh Anta Diop avec son parti, en l'occurrence le RND patriotique. C'était une tragédie pour notre peuple. Pour notre cas, c'est une tragicomédie. L'histoire a donné raison à Cheikh Anta. Cette même histoire nous donnera raison sur vous !



Mercredi 26 Mars 2014 - 10:35



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