Bahreïn : les chiites veulent faire du Grand Prix de Formule 1 une tribune

A Bahreïn, le départ du Grand Prix de Formule 1 doit être donné ce dimanche 22 avril dans un climat de haute tension. L'opposition chiite a appelé à de nouvelles manifestations, après celles de vendredi et de samedi. La course automobile prévue sur le circuit de Sakhir, près de la capitale Manama, est un véritable enjeu de pouvoir entre les autorités du Bahreïn et l'opposition chiite.



Bahreïn : les chiites veulent faire du Grand Prix de Formule 1 une tribune
Assurer le bon déroulement du Grand Prix de Formule 1 ou bien se voir obligé d'annuler, pour la deuxième année consécutive, cette prestigieuse compétition automobile... et montrer ainsi des signes de faiblesse. Tel est le défi lancé par l'opposition chiite du Bahreïn au régime du roi Hamad al -Khalifa, à travers ces « trois jours de colère ».

Trois jours de manifestations, ponctuées d'interventions musclées des forces de l'ordre et d'arrestations d'opposants. Une première victime samedi : un manifestant a été retrouvé mort sur le lieu des affrontements avec la police. Mais, malgré la répression, malgré un climat de crainte, malgré un encadrement strict de la presse étrangère venue couvrir la F1, de nombreux Bahreïniens ont choisi de manifester à visage découvert.
Ils espèrent ainsi montrer au monde entier, profitant du Grand prix de Formule 1, qu'ils n'ont pas été réduits au silence après l'écrasement du printemps de Manama, il y a un an. Une répression qui avait fait des dizaines de morts et des centaines de bléssés.

Laurence Louër
Chercheuse à Sciences Po-CERI
« On est de plus en plus dans l'impasse dans ce pays. La protestation a repris au mois d'août avec des manifestations populaires de la part de l'opposition (et) ces manifestations prennent de plus en plus un tour violent... »
 
RFI


Dimanche 22 Avril 2012 - 12:04



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