Baisse des recettes fiscales: « les vraies raisons... l'Etat et les entreprises », Amadou Bâ



A l'objectif du gouvernement consistant à d'accélérer la cadence, le ministère de l'Économie des Finances aura toujours à donner des explications à défaut d'atteindre les taux de croissance fixés. Hier encore, Amadou Bâ, le patron de ce département s'est contraint à une séance d'explication sur la baisse des recettes fiscales.

Selon le ministre de l'Economie et des Finances, « on ne peut pas faire une refonte du Code général des impôts sans perdre de recettes, sauf si la stratégie était d’accroître la stratégie fiscale. Ce qui n'est pas le cas. On parle régulièrement de la situation de recette, mais on doit calibrer cela par rapport aux objectifs et aux recettes de l'année dernière. Il y a une grosse reforme fiscale que le Sénégal a engagée. L'Etat à décider de baiser les impôts, ce qui lui a coûté 40 milliards de F CFA au lieu des 30 prévus par l'Etat ».


Loin de se suffire à cette explication, Amadou Bâ ajoute un autre élément qui est à l'origine de cette baisse, le manque de compétitivité de nos entreprises. « Nos entreprises ont des difficultés et l'État fait partie des éléments qui provoqueraient ces crises, parce que notre système fiscal ne responsabilisent pas les entreprises ce qui nous fait perdre de l'argent », renseigne le ministre de l'Économie et des Finances.


En effet, le système fiscal du Sénégal était organisé de telles sortes que l'État avait des mécanismes de précompte et de retenus à la source ce qui permettait d'engranger beaucoup de ressources, mais de transférer les ressources aux entreprises. Selon le ministre, l'État à décider de corriger cela « en supprimant les précomptes et de se considérer comme agent économique normal ».


Depuis l'année dernière, les prix n'ont pas flambé au Sénégal. Les chiffres de l'Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) donnent une baisse de 0,5 % pour ce trimestre. « Ce sont là des éléments à tenir en compte et qui font que les recettes n'ont pas atteint un certain niveau », selon Amadou Bâ.


Jeudi 15 Mai 2014 - 12:52



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