Ban Ki-moon veut des soldats au Burundi

"Je salue votre proposition de déployer des observateurs des droits de l’homme et d’envoyer une mission de prévention et de protection au Burundi. Cette crise requiert notre engagement le plus sérieux et le plus urgent", a déclaré le Secrétaire général de l’ONU à l’ouverture du sommet de l’UA, ce samedi, à Addis-Abeba.



Lui emboîtant le pas, le nouveau président en exercice de l’Union africaine, le Tchadien Idriss Déby Itno, a adhéré à la proposition de l’organisation panafricaine.

"Nous devons, par la diplomatie ou la force, selon la nature et l’ampleur de la crise, mettre un terme à ces tragédies", a dit M. Déby, en parlant des "crises" au Soudan du Sud, en Libye, en Somalie, au Burundi, au Sahel et autour du lac Tchad.

Il semble, selon le correspondant de BBC Afrique en Afrique de l’Est, que tous les chefs d’Etat africains ne voient pas l’envoi de troupes au Burundi d’un bon œil.

Le conseil de paix et de sécurité de l’UA, qui s’est réuni vendredi soir, était censé décider de l’envoi de soldats de l’Union africaine en terre burundaise.


Après quatre heures de débats à huis clos, les dirigeants africains ne sont pas parvenus à trouver un terrain d’entente.

Par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Alain Nyamitwe, le Burundi a fait savoir qu’il restait opposé à la présence, sur son sol, de soldats de l’UA.

"Nous ne sommes pas prêts à accueillir cette force. La commission de l’UA doit savoir que si elle doit déployer des gens, elle les déploie dans un Etat souverain. Par conséquent, elle doit travailler avec cet Etat souverain", en l’occurrence le Burundi, a commenté M. Nyamitwe.

Le Burundi a des soutiens parmi les Etats africains. "Il n’y a pas que le Burundi qui résiste à cette idée (…) La plupart des intervenants extérieurs dans un pays ne sont pas les bienvenus", a réagi le président gambien, Yahya Jammeh.

Il faut attendre dimanche pour savoir si la Commission de l’UA pourra réunir la majorité des deux tiers des Etats membres de l’organisation continentale pour envoyer cinq mille soldats au Burundi.

L’envoi de soldats africains en terre burundaise sera considéré comme une agression de ce pays, selon ses autorités.

La mission de l’UA serait d’assurer la protection des civils, affirme l’UA.

Des centaines de personnes ont été tuées dans les violences consécutives à la candidature de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat.

Source: BBC Afrique 



Dimanche 31 Janvier 2016 - 06:32



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