Bangui: 13 cadavres dans une citerne vide

Treize corps non identifiés ont été retrouvés dans une cuve vide d'une dizaine de mètres de longueur et servant de réservoir d'essence dans un camp où sont cantonnés des combattants de l'ex-Séléka.



Les milices armées sévissent en Centrafrique et continuent à faire régner la terreur
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Ce camp se situe près du camp militaire Béal, dans le centre-ville de la capitale Bangui.

Le procureur de la République de Bangui, Ghislain Grezenguet, a indiqué que les corps ont été retrouvés en état de putréfaction avancée ou à l'état de squelettes par des soldats de la Misca chargés de la surveillance du site et qui ont été alertés par "l'odeur nauséabonde sortant du réservoir".

Selon une source judiciaire, la mort de certains d'entre eux remonterait à "une semaine, voire dix jours".

La même source a annoncé une enquête et des rebelles cantonnés ont déjà été entendus puis relâchés.

Toujours selon cette source judiciaire, l'enquête devra donc déterminer s'il s'agit d'un règlement de compte entre ex-Séléka ou s'il s'agit de gens qui se sont infiltrés dans le camp et qui ont été attrapés.

Par ailleurs ce vendredi, des humanitaires ont signalé de nouveaux incidents dans un camp de déplacés musulmans situé à la sortie nord de Bangui, ou des membres présumés des milices anti-balaka ont ouvert le feu et lancé une grenade sur le campement, faisant un mort et deux blessés parmi les déplacés.

La coalition rebelle Séléka, composée à majorité de musulmans, a renversé le régime du président François Bozizé en mars 2013

Son chef, Michel Djotodia a ensuite été porté au pouvoir et ses combattants ont commis des exactions, en toute impunité, pendant des mois contre la population majoritairement chrétienne de Centrafrique.

Depuis, il s'est déclenché une spirale de violences interreligieuses, qui a provoqué ces dernières semaines un exode massif des populations musulmanes à travers le pays.

Incapable de rétablir la sécurité et de mettre fin aux tueries interreligieuses, Djotodia a été contraint à la démission le 10 janvier dernier.

Les combattants de l'ex-Séléka présents à Bangui, eux, sont cantonnés dans des camps par les forces françaises de l'opération Sangaris et les force africaines de la Misca.

Source : BBC Afrique
 



Samedi 15 Février 2014 - 09:37



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