Bara Tall crache du venin: "cela commence à faire trop"

Les entrepreneurs du Bâtiment et des travaux publics n’en peuvent plus. Ils ruent dans les brancards. Lors d’un point de presse organisé par la Confédération Nationale des Employeurs du Sénégal (CNES) à son siège, le président directeur général de Talix groupe ainsi que le représentant de Consortium d’Entreprises (CDE) ont fait part de leur courroux qui découle de la dette intérieure.



Le PDG de JLS, Bara Tall au micro, le président de la CNES, Mansour Kama à droite
Le PDG de JLS, Bara Tall au micro, le président de la CNES, Mansour Kama à droite
«Cela commence à faire trop», a fulminé le président directeur général de Jean Lefebvre Sénégal (JLS), Bara Tall. «Je suis responsable du pain quotidien de milliers de sénégalais. Je pense que ce n’est pas irresponsable de crier sur tous les toits, à tout coin de rue que l’Etat me doit 10 milliards», a-t-il martelé. Le membre de la CNES a, dans la foulée, clamé : «je suis responsable, en partie, du recouvrement de la sueur ou du sang de milliers d’ouvriers qui ont eu des accidents ou qui sont décédés au moment de l’exécution de ces ouvrages pour lesquels on court derrière cette dette». D’un ton ferme et décidé, Bara Tall a tonné «je ferai tout pour qu’ils soient payés».

Le PDG de Talix groupe de revenir sur la structuration de la dette avec des documents à l’appui tout en dénonçant «la mauvaise foi» du ministre de l’Economie et des Finances. Il a précisé que «AATR, APIX et le PCRPE sont trois agences qui lui doivent plus de neuf (9) millions».

Après Bara Tall, c’est au tour de Mokhtar Diaw directeur Marketing et des Relations publiques du Consortium d’Entreprises de faire l’état des sommes que leur doit l’Etat. Les marchés concernés des travaux d’aménagement du site de la Direction de l’Automatisation du Fichier (DAF) et annexes et de construction de l’hôpital Dalal Jamm à Dakar. Le responsable du CDE a, ainsi avancé divers chiffres. Mokhtar Diaw a décrié des «négligences administratives et autres manquements» des autorités publiques notamment du ministère de l’Intérieur.

«Lassés par tant d’irresponsabilités et de négligences administratives de la part des services du ministère de l’Intérieur, nous avons posé le problème directement au ministre du budget en novembre 2008 et la réponse qui nous a été servie est qu’il n’est pas prévu de crédits ni pour le solde du marché de base, ni pour l’avenant non encore souscrit. Le ministère du budget nous promettait néanmoins de saisir son collègue de l’Intérieur afin de réserver l’ensemble des crédits sur le budget de 2009. Aux dernières informations obtenues verbalement auprès des services de la programmation des crédits, nous n’avons aucune certitude sur la probabilité que ces crédits soient inscrits dans le budget 2009», a expliqué le directeur marketing et Relations publiques du CDE.


Mercredi 22 Juillet 2009 - 21:01



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