Béji Caid Essebsi, le choix de l’expérience

Le nouvel homme fort tunisien a la lourde tâche de relancer un pays qui sort de quatre ans de transition houleuse.



Né en 1926 à Sidi Bou Saïd au nord de la Tunisie, Béji Caïd Essebsi quitte sa terre natale pour étudier le droit à Paris, en France.

Parallèlement, il devient un membre actif de la résistance contre le protectorat français.

Sa licence obtenue, il rentre en Tunisie, intègre un prestigieux cabinet d'avocats et consacre une grande partie de son temps à la défense de militants tunisiens traduits devant la justice militaire.

Après l'indépendance en 1956, Beji Caïd Essebsi fait son entrée en politique et sert sous Habib Bourguiba comme ministre de l'Intérieur, de la Défense et des Affaires étrangères.

En 1987, il intègre le RDC, le parti de Ben Ali et devient même président du Parlement.

Quatre ans plus tard, l'avocat de formation quitte la scène politique avant de revenir en 2011 suite à la révolution ayant conduit à la chute du président Zine el-Abidine Ben Ali.

Béji Caid Essebsi fait sa réapparition dans la vie publique en devenant premier ministre de transition.

Cet épisode durera quelques mois à la suite duquel il fonde son parti Nidaa Tounés dans le but de rassembler l'opposition :

"Les islamistes n'ont pas le monopole de l'islam en Tunisie" dit-il à plusieurs reprises accusant Ennahda de "ramener la Tunisie en arrière".

Le nouveau président tunisien prône un islam modéré.

Beji Caïd Essebsi a soufflé ses 88 bougies fin novembre.

Elu pour cinq ans, il aura donc 93 ans au terme de son mandat.


Rfi.fr

Mardi 23 Décembre 2014 - 12:22



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