Belgique: Quatre ados français ont tenté de faire dérailler un train Eurostar

Quatre Français de 15 et 16 ans sont soupçonnés d'avoir déposé des blocs de béton sur le parcours d'un Eurostar, en Belgique...



Belgique: Quatre ados français ont tenté de faire dérailler un train Eurostar
Leur acte de sabotage aurait pu avoir des conséquences dramatiques. Quatre adolescents français, âgés de 15 à 16 ans, ont reconnu avoir posé du béton et du bois sur les voies de l’Eurostar entre Lille et Bruxelles, le 19 février. Un train assurant la liaison à grande vitesse entre Londres et Bruxelles s’était ainsi retrouvé bloqué pendant six heures sur place.

L’Eurostar était lancé à 300 km/h lorsqu’il a percuté l’obstacle au niveau de Belœil, près de Tournai. Un caniveau en béton, surmonté d’une grille, avait notamment été posé sur les voies, d’après la presse belge. Après un freinage d’urgence sur 5 km, le train n’a heureusement pas déraillé, et l’incident n’a pas fait de blessé parmi ses 450 passagers.

L’un d’eux a parlé d’une « grosse bétise » à un éducateur
Selon une source judiciaire citée par l’AFP, trois des adolescents suspects ont été interpellés dès le 20 février, et le quatrième au matin du 22 février, dans un internat belge pour « jeunes difficiles ». Ils y avaient été placés sur décision de la justice française, avec laquelle ils ont déjà maille à partir, a-t-on expliqué au parquet de Tournai, sans préciser les identités ni les communes d’origine.
Dès samedi, au lendemain des faits, « l’un d’eux a émis des regrets auprès d’un éducateur, parlant d'“une grosse bêtise” », ce qui a ensuite permis aux enquêteurs de confondre tout le groupe, a précisé à l’AFP Frédéric Bariseau, porte-parole du parquet de Tournai.

Vendredi matin, ils avaient sectionné le grillage protégeant la voie passant près de leur établissement, y ont déposé les entraves, puis ont attendu de « voir l’effet de leur acte », selon leurs déclarations aux enquêteurs rapportées par M. Bariseau, qui a décrit des jeunes souffrant de « troubles comportementaux ».

Remis en liberté avec des «prestations éducatives» à effectuer
Il n’est pas rare que des établissements belges, situés près de la frontière française, accueillent des demandes de scolarisation pour ce type d’enfants ou adolescents qui ne peuvent être satisfaites en France.

Le 22 février en fin de journée, trois des quatre adolescents avaient déjà été présentés à un juge des enfants, qui les a remis en liberté après leur avoir ordonné « des prestations éducatives », l’équivalent belge de travaux d’intérêt général.

En cas de non-respect, ils risquent le placement en centre fermé, a souligné le porte-parole du parquet. Une décision serait alors prise en coordination avec les juges françaises qui les ont placés.

20minutes.fr

Mardi 23 Février 2016 - 16:53



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