Benitez, divorce consommé avec le vestiaire

L’avenir de Rafael Benitez s’écrit en pointillés du côté du Real Madrid. Si la direction devrait le soutenir ouvertement, les joueurs, eux, ne veulent plus en entendre parler. Le discours n’est jamais passé, pas plus que plusieurs de ses choix qui ont précipité la rupture…
Les messages en direction de Florentino Perez se sont multipliés ces dernières semaines.



A chaque fois les échos étaient négatifs. Et les sujets de fâcherie entre les joueurs et le staff technique ne manquent pas… "Ils ne le supportent plus, ni ceux qui ne jouent pas, ni ceux qui jouent", plaide un proche dans les colonnes de Marca. C’est le ressenti d’un vestiaire qui, selon la même source, n’apporterait que 5 à 6 voix sur l’ensemble du groupe en faveur du maintien de Benitez.
Prendre la relève d’un Carlo Ancelotti très apprécié n’était pas une mince affaire. Et Benitez s’est tiré une balle dans le pied en multipliant les critiques. Or dans le même temps, les joueurs ont mis en avant des entraînements ennuyeux. On se souvient d’un joueur qui avait fait le parallèle avec les entraînements tactiques de Mourinho mais en pire… Ce qui n’était évidemment pas un compliment.
Un staff isolé
"Ils ne vont jamais croire en lui", ajoute un membre du directoire cité par Marca. Et pour ne rien arranger, Benitez a conforté le Docteur Olmo pourtant en froid avec un vestiaire qui a carrément voté pour lui interdire l’accès du vestiaire ! Autre symbole, les déjeuners pris en commun avec le staff ont quasiment disparu. "Le staff technique mange presque seul", ajoute le quotidien madrilène. Contrairement à la saison dernière évidemment. 
Plus que jamais seul, Rafael Benitez n’a pas su s’imposer. Il n’a jamais eu l’appui des joueurs qui n’apprécient pas ses séances et encore moins sa tactique d’abord et avant tout défensive. L’affrontement avec Ronaldo, les chamailleries avec Sergio Ramos, les critiques de James Rodriguez dans la presse colombienne, tout induit une rupture au sein d’un vestiaire qui n’attend qu’une chose : son départ.


Lundi 23 Novembre 2015 - 12:14



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