Benoît Hamon se sent plus "légitime" que jamais



A la Mutualité à Paris, devant environ 2.000 personnes attendues, l’ancien ministre et actuel député lance sa campagne, mais la « famille » socialiste est loin d’être au complet.
 
Jour J pour Benoît Hamon. Une semaine après sa nette victoire à la primaire du PS et de ses alliés, le candidat est officiellement investi dimanche par le parti socialiste, avec le souci d'envoyer des messages pour rassembler les siens sans abandonner le « cap » de sa ligne . A la Mutualité à Paris, devant environ 2.000 personnes, l'ancien ministre et actuel député lance sa campagne, même su la « famille » socialiste est loin d'être au complet.
 
La maire de Paris Anne Hidalgo a prononcé la première intervention, et l'ex-ministre de la Justice Christiane Taubira la dernière, avant un discours d'une heure du candidat.
 
Un discours centré sur le rassemblement. Hamon se sent plus "légitime" que jamais et après plusieurs remerciements, il insiste  : "je ne conçois pas que le rassemblement se réduise à un accord d'appareil". "Le rassemblement ne consiste pas à demander des têtes. Il y a toujours eu plusieurs gauches.", a-t-il indiqué à l'adresse de Mélenchon.
 
"Je ne suis pas l'homme providentiel, dans cette image il y a trouble et imposture. Je crois en notre capacité collective.", a-t-il ajouté. "Nous sommes à un tournant, je vous propose un choix politique.Conscient, mûr, lucide. Des transitions pour notre société".
 
Il a aussi réitéré ses propositions en faveur de l'écologie  : "Cette transition écologique, je l'engagerai radicalement" : avec fin de mise en circulation de véhicules diesel en 2025".
 
Plusieurs signaux au vert
 
Si Arnaud Montebourg et Vincent Peillon sont là, ce n'est pas le cas de Manuel Valls, qui avait fait savoir dès le lendemain de sa défaite qu'il serait absent. Du côté du gouvernement, Matthias Fekl, Axelle Lemaire, Thierry Mandon, Laurence Rossignol, Harlem Désir, Christophe Sirugue ont confirmé leur présence, mais la majorité des poids lourds, dont le Premier ministre Bernard Cazeneuve, se sont faits excuser.
 
Depuis une semaine, plusieurs signaux sont au vert pour l'ancien « frondeur ». L'hémorragie de socialistes en direction d'Emmanuel Macron, prédite par beaucoup, n'a pas eu lieu, pour l'instant en tout cas.
 
 


Dimanche 5 Février 2017 - 11:00



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter