Binational Issa Cissokho de FC Nantes: "Si le Sénégal m'appelle, je répondrais présent"

Issa Cissokho est l’un des binationaux qui font la fierté du Sénégal dans le championnat français. Le pensionnaire de FC Nantes (L2 française) n’hésitera pas si son pays d’origine aura besoin de ses services. N’ayant pour le moment aucun contact avec la fédération Sénégalaise de football; Issa Cissokho attend sagement et professionnellement son heure. En tant que titulaire indiscutable dans son club, il continue de faire les beaux jours de FC Nantes qui disputent la place de leader avec Monaco depuis le début du championnat de la ligue 2.



Binational Issa Cissokho de FC Nantes: "Si le Sénégal m'appelle, je répondrais présent"
Tout roule cette saison au FC Nantes, non ?

Issa Cissokho : Oui, c'est clair. Il y a de nouveaux joueurs, un nouveau coach qui est arrivé. Michel Der Zakarian a amené sa patte et ça fonctionne à merveille. Tout se passe bien pour l'instant. Il reste 15 matches à disputer. Il ne faut pas se voir trop beau. Car dans ce championnat, tout le monde peut battre tout le monde.

Votre situation a également bien évolué : vous n'étiez pas un titulaire indiscutable la saison passée...

J'ai fait des bons matches l'an dernier. Dans l'esprit de Landry Chauvin, je n'étais pas forcément titulaire. Je me suis aguerris. Cette année on me fait confiance. Je ne savais pas si les dirigeants cherchaient un latéral cet été. On a fait des matches amicaux, j'ai été bon. J'ai commencé les premiers matches, j'ai enchainé, et j'ai eu la confiance de tout le monde.

Vous imaginiez-vous jouer les premiers rôles cette saison ?

Franchement, non. Même si on est le FC Nantes. On ne va pas jouer le maintien ou le milieu de tableau. Quand on vient à Nantes, c'est pour jouer le haut du tableau. Au début, on avançait un peu masqué. Avec nos résultats, on ne peut plus se cacher. Après, se retrouver leader, il ne faut pas que ce soit une surprise. On a des joueurs de qualité, un entraîneur de qualité. A nous de réaliser le meilleur parcours possible jusque fin mai. Ce qui nous intéresse c'est d'être dans les trois premiers. Si on finit 3e, on sera content aussi. Le principal c'est vraiment de monter. Mais on s'accroche à cette première place, on a quand même envie d'y rester...

Qu'est ce qu'a amené Michel Der Zakarian ?

Chaque entraîneur est différent. Cette année, je trouve que Michel est beaucoup plus derrière les joueurs. Il nous booste à 100%. Il a été joueur au FC Nantes, donc il connait les valeurs du club et il nous les transmets très bien. Il a un discours assez positif à chaque match. C'est pour ça qu'on est tous derrière lui, à se battre pour lui.

"A nous de faire péter le verrou"


Vous sentez-vous plus craints comparé à il y a quelques mois ?


Oui, c'est clair. On l'a vécu la saison passée : quand tu vas jouer chez le leader, il y a forcément des craintes. Je pense qu'aujourd'hui toutes les équipes qui viennent chez nous à la Beaujoire ont un peu d'appréhension, car on est premier. On a aussi affiché nos ambitions. On joue des équipes défensives, avec des blocs assez bas. C'est à nous de faire péter le verrou.

Comment le groupe a-t-il vécu la décision de la FIFA prononcée cette semaine à l'encontre du FCN, interdit de recruter pendant un an ?

On l'a vu comme toute le monde aux infos. Je ne suis pas trop au courant de cette affaire. Même dans le groupe, je n'ai entendu personne en parler à l'entraînement. Donc c'est difficile pour nous de le commenter.

Un petit mot sur le Sénégal, votre pays d'origine. Espérez-vous toujours être sélectionné ?

C'est toujours dans un coin de ma tête. J'essaye de faire mes matches le plus sérieusement possible. Et le jour où on m'appellera je répondrais présent. Mais je n'ai jamais eu de contact avec la Fédération. Même pas un appel, rien. Je patiente. J'ai attendu pas mal d'années pour signe professionnel, donc je ne suis pas à quelques mois près pour découvrir l'équipe nationale. Mais que les dirigeants le sachent : je suis sénégalais (rires).
PressAfrik avec Sport.fr


Lundi 11 Février 2013 - 11:46



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