Birahim Seck déchire l’avis Groupe de travail des Nations unies sur l’affaire Karim Wade

Birahim Seck membre du conseil d’administration du Forum civil prend le contre pied des avocats de Karim Wade, selon lui l’avis rendu vendredi passé par le Groupe de travail des Nations unies qui a confirmé l’illégalité de la détention du fils de l’ex-Président Wade, est dépourvu de valeur juridique.



Birahim Seck déchire l’avis Groupe de travail des Nations unies sur l’affaire Karim Wade
Selon Birahim Seck, « Le forum civil ne va jamais accepter qu’on troque notre souveraineté contre l’avis d’un groupe d’experts car le texte n’est pas adopté par l’Assemblée générale des Nations unies », tient à préciser ce membre du conseil d'administration du Forum civil.

Dans la même lancée, M. Seck a déploré ce qui appelle une injustice dans l’affaire de la traque des biens mal acquis. A ce propos, il a interpellé le gouvernement sur le sort des 25 personnes qui ont citées dans la liste brandie par l’ex-Procureur spécial Alioune Ndao.
Ainsi, le responsable du Forum civile a prôné pour une réforme de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI). Parmi ces réformes, il suggère l’augmentation du délai de six mois imparti aux commissions rogatoires souvent ordonnées dans le cadre de  l’instruction.

Invité de l'émission Grand jury sur la Rfm, Birahim Seck ne partage pas certaines critiques formulées contre la CREI. « La CREI c’est une juridiction pour les privilégiés car lorsqu’une personne est poursuivie, le Procureur spécial fait une enquête de patrimoine et lui donne lui un délai pour se justifier », soutient-t-il.

Khadim FALL

Dimanche 31 Janvier 2016 - 13:32




1.Posté par Leuk le 01/02/2016 13:54
Monsieur Birahim SECK donne-t-il ainsi caution au Régime de Macky Sall de mener une action politico-judiciaire au mépris du Respect des Droits de l’Homme, quels qu’en soit par ailleurs le fondement juridique à l’aune d’une prétendue Demande Sociale.
Ne nous y trompons pas ; les plus grands dictateurs ont toujours agit sur des fondements juridiques.
Il est fondamental que l’administration de la Justice d’un Etat donné soit en pleine conformité avec les normes applicables énoncées dans les instruments internationaux relatifs aux Droits de l’Homme.

2.Posté par Leuk le 01/02/2016 13:56
A l’encontre de ceux qui tentent de nous faire croire qu’il s’agit-là d’un avis émanant d’un groupuscule de Lobbyistes dans les méandres de Nations-Unies, allons à la source :
Conseil des droits de l’homme de l’ONU
Le principal organe des Nations Unies œuvrant à la promotion et à la protection des droits fondamentaux est le Conseil des droits de l’homme, créé par l’Assemblée générale le 15 mars 2006 pour remplacer la Commission des droits de l’homme qui avait été établie 60 ans plus tôt et pour donner suite à ses travaux.
[..]
LE CONSEIL assume plusieurs mandats de l’ancienne Commission, notamment les fonctions et attributions du régime des PROCEDURES SPECIALES et des GROUPES DE TRAVAIL THEMATIQUES, de la Sous-Commission de la promotion et de la protection des droits de l’homme et du mécanisme formel de plainte. Les États et les ONG présentent au Conseil leurs vues sur des situations qu’ils jugent préoccupantes, et les gouvernements concernés exercent souvent leur droit de réponse. LE CONSEIL peut alors désigner des GROUPES D’ENQUETE ou des EXPERTS, organiser des visites sur place, se mettre en rapport avec les gouvernements mis en cause, proposer son concours et CONDAMNER LES VIOLATIONS.
S’il juge que la gravité de la situation le justifie, le Conseil peut ordonner une enquête, qui sera confiée soit à un GROUPE D’EXPERTS INDEPENDANTS (GROUPE DE TRAVAIL), soit à un spécialiste (rapporteur ou représentant spécial). Se fondant sur les conclusions des experts, le Conseil s’adresse ensuite au gouvernement concerné pour l’inciter à apporter des changements.

Source cf. Lien : http://www.un.org/fr/rights/overview/hrcouncil.shtml

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