Blanchi par la CREI, Cheikh Diallo parle



Des sept (7) présumés complices de Karim Wade dans le cadre de la traque des biens dits mal acquis, Ibrahima Khalil Bibo Bourgi,Pape Mamadou Pouye, Pape Abdou Diassé, Pierre Abogba, Mbaye Ndiaye, seuls Boubacar Konaté et Cheikh Diallo n’iront pas en procès. Ils ont bénéficié d’un non lieu. Une décision qui ne semble pas surprendre le journaliste et ancien patron du Groupe CD Média qui tout en exultant, ne manque pas de revenir sur la difficile épreuve qu’il a vécue. 


« Tout au long de cette difficile épreuve, je n’ai jamais été habité par le doute, intimement persuadé qu’un jour je serai définitivement innocenté parce que dans la vie de tous les jours, j’ai autant que faire se pouvait, ordonné le convenable et interdit le blâmable. C’est fort de ce principe que je suis entré en prison. Une demeure honorable pour des gens nobles, par une entrée de vérité et j’en suis sorti par une sortie de vérité. Pendant les douze (12) mois de ce singulier combat judiciaire, j’ai attendu la tempête les mains dans les poches, j’ai été endurant et Allah aime les endurants.


Injustement, j’ai été accusé de complicité d’enrichissement illicite. Un bien grand mot pour moi. Savez-vous que le jour de mon incarcération, je n’avais pas plus de dix (10) millions de F CFA dans mon compte bancaire. Allah est garant de ce que je dis. Alors m’accuser d’enrichissement illicite a été surprenant et renversant. Vous serez surpris également d’apprendre qu’en une dizaine d’années de service, jamais Monsieur Karim Wade n’a viré ou fait virer le moindre franc d’un compte bancaire à mon compte. Jusqu’à la date d’aujourd’hui, je ne suis propriétaire d’aucun compte bancaire à l’étranger, encore moins, le plus petit bien immobilier à l’extérieur ».


Une sortie qui fait suite au fumeux mémorandum que le journaliste avait envoyé aux juges de la Commission d’Instruction (CI) de la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI). Ce, avant la dernière confrontation de Wade-fils jeudi dernier face aux témoins et ses présumés complices. Dans ledit document, Cheikh Diallo mis sous mandat de dépôt en compagnie de son ami Karim Wade dans le cadre de la traque des biens dits mal acquis avant de bénéficier de la liberté provisoire, ne semblait pas pardonner à ce dernier son silence sur le fait qu’il était le propriétaire du groupe CD Média alors qu’il ne suffisait qu’un seul mot de lui, Karim pour que lui, Cheikh Diallo recouvre la liberté. 


Blanchi par la CREI, le journaliste dit pardonner à tous ceux qui se sont trompés sur lui. "Y compris les faux amis, d'ailleurs l'ont n'est jamais trahi que par les amis" dit-il en formulant des prières pour ses défunts parents (père et mère) tout en remerciant son épouse et ses fils: son unique richesse. 


Jeudi 17 Avril 2014 - 11:27



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